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La réalité du transport aérien en 2004

mercredi 1er décembre 2004.

Communiqué de presse de Safety First, association loi 1901

  • Le transport aérien est dans la logique mercantile qui a précipité la marine marchande dans une spirale destructrice incontrôlable.
  • Les compagnies aériennes ont été peu à peu remplacées par des entreprises de transport aérien, la nuance est importante.
  • Le respect de la confiance des passagers était le moteur des compagnies aériennes. Il s’agissait d’être toujours plus performant au niveau de la sécurité et de la qualité. Les coûts étaient adaptés aux objectifs de sécurité ce qui nécessitait des moyens financiers importants.
  • La compétitivité est le moteur des entreprises de transport aérien. Il s’agit d’être toujours plus performant en terme de coût et de productivité. Faire de la sécurité l’objectif n°1 est un handicap… On finit par s’affranchir peu à peu des « contraintes »
  • Le respect de la réglementation n’est plus une priorité.
  • Le devoir de contrôle de la DGAC   est une illusion : il s’agit pour cette administration d’assurer la pérennité d’un système et non pas d’en contrôler rigoureusement les effets.
  • Il n’y a pas d’organisme indépendant chargé de faire progresser le niveau de sécurité : le BEA, dont c’est le rôle, dépend du ministère des transports. Il s’attache à valider les options choisies par le pouvoir politique afin qu’il y ait un minimum de dégâts « collatéraux » après un accident ou incident grave : protéger le constructeur, donner l’assurance que l’on garde la maîtrise, ne pas effrayer le consommateur…
  • La souveraineté des commandants de bord est définitivement remisée dans les oubliettes. Ils sont devenus des exécutants qui gardent la responsabilité pénale en cas d’accident.
  • Les syndicats ont été absents du débat sur l’évolution du transport aérien. Leur responsabilité est totale.
  • Les PN ont été incapables de se rassembler pour protéger les valeurs de ce métier.
  • L’absence de cadre rigide et de contre-pouvoir incite les affairistes à s’emparer de ce secteur d’activité. Ils profitent des compétences du personnel, pillent les actifs et précipitent des milliers de salariés dans le chômage et la précarité. La privatisation d’Air France leur offre un nouveau terrain de jeux.
  • Nous sommes condamnés à régresser au niveau de la sécurité. Le principe de précaution n’est pas productif…

Contact : info safety-1st.org

Voir en ligne : Safety First,

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