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La fin d’Air Bourbon confirme le début de lendemains difficiles pour le transport aérien français

mardi 30 novembre 2004.

Quelques extraits de l’édito de RadioCokpit que tous salariés et syndicalistes d’Air France devrait lire pour se faire une idée pour son avenir ...s’il laisse faire. Nous n’avons pas lu les mêmes analyses dans la presse du CCE AF qui s’en tient au prix du cher pétrôle...

Si certains commentateurs avisés peuvent prétendre qu’ils savaient la disparition d’Air Bourbon inéluctable (et RadioCokpit en faisait partie), cette dernière pose néanmoins une question essentielle et quelques problèmes accessoires sur lesquels nous n’avons pas compétence, notamment pour ce qui concerne les passagers en souffrance, alors qu’ils avaient acheté leurs billets en toute confiance.

Mais la question essentielle est – bien entendu – celle du devenir du transport aérien français.

Elle peut sembler saugrenue, mais l’actualité démontre chaque jour qu’elle est au cœur d’un débat qui n’a pas lieu, faute d’une volonté clairement exprimée par les uns et les autres d’aborder le problème avec lucidité.

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Mais à plus long terme, le grand danger ne vient pourtant pas de là où on le croit. Le laisser-faire des syndicats sur les nouveaux partenariats économiques d’Air France (comprenez code-share et plus si affinités) nous laisse pantois. Les accords, tels que ceux qui unissent désormais Air France à Aeroflot, représentent un risque énorme pour l’avenir de notre transport aérien. Ce n’est pas autrement qu’a commencé la descente aux enfers (et sans retour) de la marine marchande. Aeroflot, comme la tchèque CSA et les autres compagnies partenaires d’Air France au sein de l’ancien « bloc de l’Est », sont les vraies low costs qu’il convient de redouter.

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À cet égard, Air France, qui attend tranquillement que TUI finisse de ferrailler Corsair, prend une avance aussi significative que discrète dans l’utilisation de ces partenariats qui ravissent les actionnaires, mais qui d’un autre côté vident la compagnie de sa substance la plus précieuse.

Le spectre du danger économique sur lequel se superposent des problèmes de facteurs humains ainsi qu’un danger technique plus insidieux, n’a pas fait l’objet d’une seule ligne dans la presse spécialisée, alors que le CSAM refusait la liaison Paris Colombo à Corsair (voir les archives de radioCokpit), pour la donner à Air France qui avait annoncé dès le départ qu’elle avait l’intention de la confier en sous-traitance à la compagnie tchèque CSA (via Prague).

Voir en ligne : Radiocokpit.com

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