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’’Low cost’’ mais... pas forcément moins chères !
le train et les Cies régulières tiennent la route

jeudi 10 juin 2004.

Les offres des compagnies à bas coûts, les « low cost », ne sont pas forcément les moins chères, comparées à celles des compagnies traditionnelles et du train, pour les déplacements de week-end en Europe, selon une étude de la Direction des affaires économiques et internationales (DAEI) du ministère français des Transports.

Et si le TGV était l’’’avion’’ le moins cher = ;O))

Pour comparer les prix, un relevé a été effectué à une date donnée, pour une réservation effectuée début avril, sur les sites internet des transporteurs (compagnies ferroviaires, compagnies aériennes traditionnelles et à bas coûts) pour plusieurs destinations : Londres, Barcelone, Genève, Vienne, Budapest et Berlin.

Pour Paris-Barcelone par exemple, une offre « low cost » (Easyjet) s’est révélée la plus chère, l’offre ferroviaire se situant pour sa part à un niveau proche des plus bas prix des compagnies aériennes traditionnelles, selon cette étude. L’offre de Ryanair était cependant la plus basse, pour les dates de départ étudiées (9 avril au 11 juin).

Sur Paris-Londres, les prix des voyages aériens sont assez similaires et même généralement inférieurs à ceux de l’Eurostar, mais celui-ci offre une temps de trajet plus court et une liaison de centre à centre.

Paris-Marseille : l’offre « low cost » n’est pas forcément la moins chère

Sur des destinations comme Berlin, Vienne ou Budapest, les trajets ferroviaires sont les plus chers alors que leur durée est plus longue, ce qui rend le train peu attractif.
Pour les déplacements en France, l’étude qui a porté sur les axes Paris-Marseille et Paris-Toulouse constate également que l’offre « low cost » n’est pas forcément la moins chère.

Sur Paris-Marseille, où le temps de trajet de centre à centre est comparable en train et en avion, les prix de la SNCF et de la compagnie à bas coûts (Easyjet) sont à peu près similaires en semaine pour un aller et retour dans la journée, et inférieurs à ceux d’Air France.

Le week-end, les tarifs d’Air France sont du même ordre de grandeur que ceux des autres transporteurs, la SNCF étant toutefois « un peu moins chère » que la compagnie low-cost, observe l’étude.

Paris-Toulouse : les tarifs d’Easyjet ont augmenté de...76% !

Mais plus le délai qui s’écoule entre la réservation et le vol est important, plus les prix sont bas. Air France a raison de dire que la SNCF est son premier concurrent : en effet, la voie ferrée est souvent la meilleure solution, compte tenu du fait que le transporteur qui avait déjà lancé les tarifs « prem’s » -réservation à partir de deux mois à l’avance-, les billets de dernière minute et la carte Escapade, n’a que très peu augmenté ses prix entre l’automne 2003 et le printemps 2004.

Il en va autrement (c’était tentant...) pour Easyjet sur le Paris-Toulouse où, depuis disparition d’Aéris à l’automne 2003, elle a augmenté ses tarifs de 76%. Mais, là encore, le choix du voyageur ne repose pas uniquement sur le prix.

Le temps de parcours et la fréquence des liaisons l’influencent également. Ainsi, un test montre que si la durée du trajet entre Paris et Toulouse diminuait d’une heure, la part du chemin de fer passerait de 37% à 44%. Elle chuterait par contre à 27% si les tarifs aériens diminuaient de 20%.

Donc entre train et avion, l’étude ne nous permet pas de trancher. D’autant que l’auteur de l’étude, Alain Sauvant le rappelle : « les relevés de prix fournissent une image du marché à un moment donné. Il faut se garder de les ériger en principe de tarification car les marché est loin d’être stabilisé ».

Voir en ligne : Tourmag

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