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Au bord de la faillite, Delta Airlines fait appel à des « vétérans » de la compagnie

dimanche 23 mai 2004.

Proche de la faillite, le transporteur américain Delta Airlines a décidé de remanier son équipe dirigeante pour tenter de transformer le groupe « en une compagnie de premier rang qui retrouve une rentabilité durable ». Cette nouvelle équipe sera formée de sept membres, dont cinq sont des « vétérans » ayant passé de cinq à trente année dans l’entreprise, précise la compagnie partenaire d’Air France au sein de l’alliance SkyTeam. Ils rendront tous compte au PDG, Gerald Grinstein, dès le 1er juin prochain. Le nouveau directeur financier, Mike Palumbo, aura un rôle clef pour l’avenir de la compagnie. Chargé de redresser les comptes de Delta, il remplacera Michel Burns, démissionnaire le mois dernier. Le nouveau directeur des ressources humaines, Lee Macenszak, sera également au cœur de la survie de Delta, compte tenu des relations tendues avec les syndicats. Il succédera à Robert Coleman, dont le départ à la retraite est prévu le 1er juin.

Après un déficit net de 466 millions de dollars au premier trimestre 2003, Delta Airlines a encore perdu 383 millions de dollars au premier trimestre de l’exercice en cours, soit une perte nette de 3,12 dollars par action quand le consensus des analystes s’attendait à 3,02 dollars. En commentant ces résultats, le mois dernier, Gerald Grinstein avait admis que « des pertes continues de cette amplitude » n’étaient « pas soutenables » et indiqué qu’il était urgent d’achever la mise en place d’une structure de coûts compétitive pour que Delta puisse générer un cash-flow positif, réduire la charge de sa dette et revenir à la rentabilité. En clair : soit Delta se met sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, ce qui lui permettrait de dénoncer les accords salariaux conclus avec les syndicats de pilotes, soit ces derniers acceptent de négocier.

Le transporteur d’Atlanta s’efforce en effet depuis plus d’un an de réduire de 30 % la feuille de paye de ses 7.700 pilotes, les mieux payés aux Etats-Unis. Il risque aussi d’être contraint d’en réembaucher environ 1.000, licenciés dans l’immédiat après-11 septembre 2001. Ces derniers invoquent une clause de leur contrat de travail selon laquelle ils peuvent demander à récupérer leur poste dès lors que le trafic a retrouvé ses niveaux d’avant la crise, ce qui est aujourd’hui le cas.

Voir en ligne : Les Echos

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