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Alitalia demande de l’argent frais pour faire face à ses dettes et envisage de scinder ses activités

samedi 15 mai 2004.

Alitalia a un urgent besoin d’argent frais. La compagnie aérienne italienne devra avoir recours à un prêt-relais pour poursuivre son activité dans les prochaines semaines. Le conseil d’administration du groupe, détenu à 62,39 % par l’Etat, a estimé, jeudi 13 mai, dans un communiqué, que la mise à disposition « rapide » de « ressources financières adéquates à travers un crédit-relais émis ou garanti par un organisme public, en conformité avec les règles de l’Union européenne », est l’une des conditions pour la survie de l’entreprise.

Le temps presse pour un groupe qui perd 1 000 euros à la minute et dont la trésorerie n’était plus que de 256 millions d’euros à la fin mars, contre 515 millions à la fin de 2003. Pour le premier trimestre, le conseil d’administration a annoncé une perte de 206,3 millions d’euros, en aggravation par rapport à la même période de 2003 (198 millions). Le chiffre d’affaires est en baisse de 12,3 % par rapport au premier trimestre 2003. Le groupe annonce que son endettement net a progressé de 13,5 %, pour atteindre 1,634 milliard d’euros au 31 mars.


COMPTES CATASTROPHIQUES

Cette réunion du conseil d’administration était la première depuis la nomination au poste de PDG de Giancarlo Cimoli, 64 ans, l’ancien président de la compagnie nationale de chemin de fer, Ferrovie dello Stato, dont il a conduit le redressement depuis 1996. Ce spécialiste des restructurations a été appelé à la rescousse par le gouvernement, le 6 mai, après une négociation marathon avec les syndicats. Il lui a fallu moins d’une semaine pour vérifier l’état catastrophique des comptes, alors que le ministre de l’économie, Giulio Tremonti, avait estimé lors de sa désignation que le recours à un prêt-relais « n’était pas nécessaire dans l’immédiat ».

Le ministre s’était, en revanche, montré « convaincu que dans les prochains jours émerger [ait] un plan industriel crédible capable de recevoir l’aval des investisseurs ». Les grandes lignes de cette réorganisation ont été esquissées, jeudi, par le conseil d’administration. On semble se diriger vers l’une des hypothèses évoquées dans le cadre des négociations avec les syndicats, à savoir une partition de la compagnie en deux entités : les activités de transport aérien d’une part, celles liées aux supports techniques et aux services de l’autre.

Selon le communiqué d’Alitalia, l’entité centrée sur le transport aérien, une fois redressée, pourrait s’intégrer plus fortement avec ses alliés à l’international. Alitalia, qui est partenaire d’Air France, a signé, en 2003, un protocole d’accord pour pouvoir rejoindre la nouvelle alliance Air France-KLM. La mise en place du plan industriel pour les activités aéroportuaires et de services sera sans doute plus complexe, avec un découpage en plusieurs nouvelles sociétés et « un ample recours à des partenariats extérieurs ». Pour l’instant, il n’est pas fait allusion au problème des effectifs, un sujet brûlant sur lequel les précédents plans de restructuration ont tous achoppé.

Voir en ligne : Le Monde

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