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Alitalia : le conseil d’administration examine un plan de relance « hypothétique »

jeudi 22 avril 2004.

Le conseil d’administration de la compagnie aérienne italienne Alitalia a examiné mardi un plan de relance 2004-2006, défini comme « hypothétique » en raison des deux grandes inconnues sur l’avenir de la compagnie, a indiqué Alitalia dans un communiqué.

Ce plan reprend en grande partie celui élaboré par Francesco Mengozzi, le précédent patron, remercié à la fin février. Le document « analysé » en conseil d’administration mardi, prévoit « le développement maximal de l’activité centrale qu’est le transport de passagers ».

En particulier, il est prévu une « augmentation de l’offre » allant de pair avec l’accroissement programmé de la flotte d’avions (en 2009, un total de 206 appareils est prévu contre 179 avions au 31 mars 2003) et une amélioration de la qualité globale du produit.

Les aéroports de Rome-Fiumicino et Milan-Malpesa resteront les deux plates-formes de transit pour passagers (hub) de la société tandis que la stratégie de partenariat commercial avec Air France est confirmée.

Un autre objectif est d’augmenter la part sur le marché intérieur, à 60/65%, notamment en passant des partenariats avec d’autres transporteurs italiens.

Sur le plan plan financier, Alitalia prévoit d’accroître sur trois ans de 30% le chiffre d’affaires dans le transport de passagers.

Mais « deux éléments essentiels » pour garantir le succès du plan manquent encore : le paquet de mesures promis par le gouvernement en faveur du transport aérien et le résultat de négociations avec les syndicats pour réduire la charge salariale, souligne le communiqué.

La compagnie ne fait pas mention du volet social du plan qui est actuellement objet de la concertation avec les syndicats. Selon la presse italienne, les 2.700 suppressions de postes prévues au départ seraient revues à un millier de départs négociés.

Parallèlement, Alitalia indique que son actionnaire de contrôle, le ministère de l’Economie a demandé à la direction de mettre en place « toutes mesures nécessaires ou utiles pour garantir la poursuite de l’activité » de la société.

Le ministère souligne que ces nouvelles mesures devront pourvoir pallier l’absence partielle ou totale des mesures de soutien promises par le gouvernement.

Alitalia a fixé au 27 avril la date d’un prochain conseil d’administation, espérant d’ici là un accord avec les syndicats et des mesures gouvernementales de soutien.

Le conseil d’administration examinera également à cette date les mesures d’urgence demandées par le ministère de l’Economie, ajoute le communiqué du transporteur.

Alitalia traverse actuellement la plus grave crise de son histoire. En 2003, la compagnie a perdu 510,6 millions d’euros (avant impôts et éléments exceptionnels), deux fois plus qu’en 2002 (-260,5 M EUR) tandis que le chiffre d’affaires a reculé de 9% à 4,321 milliards d’euros.

Le 15 avril, le gouvernement italien avait réaffirmé son intention de « relancer Alitalia comme grande compagnie internationale et non pas d’assister à sa lente agonie », après la réunion interministérielle qui s’est tenue mercredi dernier. Le ministre des Affaires sociales, Roberto Maroni, a indiqué lors de l’entretien télévisé que l’examen des différentes « pistes » permettant le sauvetage de la compagnie nationale se poursuivrait la semaine prochaine.

Selon la presse italienne, le gouvernement envisage notamment de réduire l’imposition sur les compagnies aériennes, ainsi que les frais liés au contrôle aérien et les taxes aéroportuaires.

L’ensemble du projet se traduirait par une aide globale de 120 millions d’euros en 2004, puis de 200 millions par an à partir de 2005.

Lufthansa et British Airways ont prévenu qu’elles déposeraient des recours au niveau de l’Union européenne si des aides étaient versées, sous quelque forme que ce soit à Alitalia.

Le gouvernement devait également rencontrer, hier, les syndicats des salariés. Le projet de supprimer 2 700 postes (avec 1 500 licenciements secs) sur un total de 21 000 est toujours sur la table. Mais il manque encore un véritable plan industriel.

Dans ces conditions, l’alliance commerciale avec Air France, à laquelle Bruxelles vient de donner son aval et surtout le projet de rejoindre ensuite l’union Air France-KLM restent hypothétiques.

Voir en ligne : AFP

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