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La direction de KLM renonce aux bonus « royaux »

mardi 20 avril 2004.

Les dirigeants de KLM renoncent à leur prime

D. D.
[20 avril 2004]

La polémique sur les rémunérations des dirigeants de KLM a presque éclipsé hier après-midi l’objet de l’assemblée générale extraordinaire (AGE) de la compagnie néerlandaise relative à sa fusion avec Air France. A la veille de l’AGE d’Air France, la direction de KLM a tenté de convaincre ses actionnaires d’approuver son mariage avec son homologue français ainsi que de voter des modifications statutaires.

Cette AGE s’adressait principalement aux actionnaires individuels du groupe néerlandais appelés à échanger leurs titres jusqu’au 3 mai, selon le porte-parole de KLM en Europe, Bart Koster. Mais cette assemblée visait aussi à rassurer ses actionnaires américains, détenteurs de quelque 25% de ses titres, les deux principaux actionnaires de KLM – l’Etat néerlandais avec 14,1% du capital et la fondation SLN avec 11,2% – s’étant déjà montrés favorables à la fusion.

L’exercice s’est avéré particulièrement délicat pour la direction de KLM. Son conseil d’administration a dû renoncer in extremis, hier matin, au versement de primes consacrant les synergies réalisées entre les deux groupes. Ces bonus, pouvant atteindre jusqu’à la moitié des salaires annuels des principaux dirigeants de KLM pendant plusieurs années, avaient suscité, en fin de semaine dernière, l’inquiétude du ministre néerlandais des Finances et représentant du principal actionnaire de KLM ainsi que la colère des syndicats.

Ceux-ci craignaient que les primes ne soient directement liées aux réductions de coûts prévues dans le nouvel ensemble et n’incitent ses dirigeants à effectuer d’autres suppressions d’emplois, en plus des 4 500 déjà annoncées chez KLM. Le document de fusion spécifiait en effet que les primes des quatre principaux dirigeants de KLM dépendraient de leurs objectifs de réductions de coûts (entre 385 millions et 495 millions d’euros au bout de cinq ans). Or KLM avait garanti aux syndicats, en contrepartie de leur aval à la fusion, qu’aucune réduction d’effectifs n’aurait lieu dans les cinq ans.

De son côté, Air France affirme ne pas avoir prévu le versement de telles primes « de synergies » à ses dirigeants même si « un bonus sur objectifs pouvant représenter 60% de la rémunération de base (NDLR : 348 514 euros en 2002-2003) » du président d’Air France peut lui être versé, selon le document de référence d’Air France. Une prime que l’actuel président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, n’a toutefois pas perçue l’an dernier.

Air France, dont l’AGE doit se dérouler cet après-midi au Cnit-la Défense, soumettra au vote de ses actionnaires l’autorisation de mener « des augmentations de capital » dont « le montant nominal maximal ne pourra être supérieur à 1,15 milliard d’euros » ainsi que l’émission de plus de 51 millions d’actions nouvelles et de 46,8 millions de bons d’acquisition d’actions existantes (Basa) pour financer le rachat de KLM. Une modification des statuts d’Air France (règlement intérieur, création d’un comité de management stratégique...) est également au menu de l’assemblée générale extraordinaire.

Voir en ligne : Le Figaro

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