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KLM affiche des résultats meilleurs qu’attendu

samedi 17 avril 2004.

Le calendrier est bien choisi : à la veille de l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de KLM - qui se tiendra lundi 19 avril pour leur donner des informations sur le déroulement de l’offre publique d’échange (OPE) lancée par Air France - et à quinze jours de la publication définitive de ses résultats, la compagnie néerlandaise a laissé filtrer, jeudi 15 avril, quelques informations encourageantes sur ses résultats annuels.

 MIEUX QU’ATTENDU

Alors que le transporteur néerlandais anticipait au mieux « un résultat proche de l’équilibre », il vient d’annoncer que son résultat net « serait positif »tout comme son résultat d’exploitation. Pour justifier ce changement d’appréciation, la compagnie explique dans un communiqué que « -son- résultat opérationnel -a été- plus élevé que prévu au dernier trimestre de -son- exercice (janvier à mars) -ce- qui reflète à la fois une amélioration du volume de trafic et le succès grandissant de la politique de réduction de coûts ».

En janvier, la compagnie avait annoncé avoir renoué avec les bénéfices au cours du troisième trimestre avec un bénéfice de 8 millions d’euros, contre une perte de 66 millions d’euros sur la même période en 2003, après deux années de vaches maigres. En effet, au cours des deux exercices précédents, la compagnie avait perdu 156 millions d’euros en 2002 et 416 millions d’euros en 2003, qui correspondaient à la plus importante perte de son histoire. La compagnie avait alors lancé un important programme de réduction des coûts qui prévoyait 650 millions d’économies à l’horizon 2005 dont elle touche aujourd’hui les premiers dividendes. A la Bourse d’Amsterdam, l’action KLM a perdu 1,6 %, à 16,75 euros sous l’effet des prises de bénéfice.

 LA GROGNE DES ACTIONNAIRES

Mais le ciel n’est pas pour autant dégagé : deux nuages viennent apparemment troubler cette embellie. Le premier est du côté des petits porteurs. Depuis mercredi, l’Association des actionnaires néerlandais (VEB) estime « beaucoup trop basse » l’offre faite par Air France sur les titres KLM. Selon cette association, « les actifs propres de KLM s’élèvent à 34,14 euros par action, or l’offre d’Air France ne valorise les titres de KLM qu’à 17,80 euros, ce qui veut dire que les Français obtiennent la moitié de KLM gratuitement ». En outre, cette association des petits actionnaires néerlandais dénonce le fait que l’offre « ne représente qu’à peine sept fois le bénéfice attendu pour 2004 et cinq fois celui prévu pour 2005 ».

 INQUIÉTUDES SYNDICALES

Le deuxième nuage est social. Selon Reuters, qui cite une source syndicale, les représentants des personnels de KLM ont menacé de rompre leurs négociations salariales en cours en raison d’un désaccord sur les fortes primes prévues pour les dirigeants de l’entreprise après sa fusion avec Air France. Les délégués de tous les syndicats représentés à KLM doivent se réunir lundi pour prendre une décision. La semaine dernière, ils avaient exprimé la colère que leur inspirait l’octroi aux dirigeants de primes allant jusqu’à 50 % du salaire annuel au cours des années suivant la fusion. « Nous espérons que la direction reconsidérera ces primes, qui s’ajoutent à des salaires déjà élevés, des stock-options et des revenus divers. Sinon, nous cesserions nos entretiens de négociation collective et ne signerions une convention collective que jusqu’à la fin de cette année », a déclaré à Reuters, Matthijs Wilmink, membre du syndicat du personnel de cabine.

Les syndicats craignent que les gratifications soient proportionnelles aux économies de coûts envisagées lors de la fusion, ce qui pourrait pousser la direction à aller au-delà des 4 500 suppressions d’emplois déjà annoncées chez KLM. Pour appuyer leur propos, ils font même état d’une note d’information publiée début avril par les deux compagnies selon laquelle le président du directoire de KLM, Leo Wan Wijk, et trois autres membres du directoire recevront des primes équivalant à 20 % de leur salaire au cours de l’année suivant la fusion, 30 % l’année suivante et 50 % la troisième. Le document précise qu’elles dépendent de la réalisation des objectifs de réduction des coûts fixés par les deux entreprises. La seule assurance à laquelle peuvent se raccrocher les syndicats, est la garantie qu’avait donnée KLM pour obtenir l’assentiment des syndicats à la prise de contrôle par Air France : aucune compression de personnel dans les cinq années à venir.

Voir en ligne : Le Monde

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