Accueil > ACTU > Le prix de la sécurité

Le prix de la sécurité

lundi 5 avril 2004.

Après le crash de Charm el-Cheikh, qui a instillé le doute chez les vacanciers, la France et ses voisins ont adopté une série de mesures draconiennes pour prévenir les accidents. Le risque vient peu des compagnies européennes, déjà très contrôlées. Mais qu’en est-il des autres pays, dont les avions - question de tarifs - fournissent la majorité des sièges aux tour-opérateurs ?

Sa silhouette massive est raidie par l’émotion. Debout à la tribune devant 800 professionnels du tourisme réunis à la fin de janvier à Mérida, au Mexique, pour le 45e Congrès du Syndicat national des agents de voyages (Snav), Georges Colson, PDG du groupe Fram, raconte, les larmes aux yeux, sa douleur après l’accident de Charm el-Cheikh, qui a causé la mort de 148 passagers, dont 125 clients du 3e tour-opérateur français. « Je ne m’attendais pas à vivre une telle épreuve. Mon métier, c’est donner du bonheur. Involontairement, j’ai causé le malheur », souffle le patron toulousain bouleversé, qui poursuit : « La profession ne doit pas sortir de Charm el-Cheikh de façon négative. Il faut redonner des lettres de noblesse au charter. » La standing ovation qui a suivi le discours de cet homme respecté a fait battre à l’unisson le pouls de toute une profession. Mais cette unanimité ne résout en rien le casse-tête de la sécurité des vols à destination des lieux touristiques, le plus souvent effectués par des compagnies de charters. Depuis le crash de Flash Airlines en Egypte, les 4 millions de passagers transportés tous les ans attendent, avant de reprendre le chemin des agences de voyages, des réponses claires à leurs interrogations angoissées.

Voir en ligne : L’Express

aller en haut de page
Mots-clés

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0