Accueil > ACTU > La compagnie Swiss navigue à vue, en attendant des jours meilleurs

La compagnie Swiss navigue à vue, en attendant des jours meilleurs

mardi 23 mars 2004.

La compagnie aérienne Swiss navigue à vue, en attendant des jours meilleurs, qui devraient intervenir cette année, selon sa direction.
« Nous nous attendons à une marge d’exploitation de 5% en 2004 », a déclaré mardi à Bâle le directeur financier Ulrik Svensson, en présentant les comptes pour 2003.

Le premier trimestre de 2004 sera cependant « décevant », a indiqué le président de la compagnie, le néerlandais Pieter Bouw, en laissant entendre qu’il sera sans doute en perte.
« Les deuxième et troisième trimestres seront en principe meilleurs », a-t-il ajouté.

Les chiffres du 1er trimestre seront annoncés en avril.
Pour l’exercice écoulé - présenté comme étant le « pire de l’histoire de l’aviation mondiale » par M. Bouw - la compagnie, fondée en avril 2002 sur les cendres de l’ex-Swissair, a été une nouvelle fois en perte, avec un résultat net négatif de 687 millions FS (458 M euros), après une perte de 980 M FS en 2002.

La compagnie a réduit de façon draconienne ses coûts en 2003, par des suppressions d’emplois et des réduction de salaires.
Les effectifs ont été réduits d’un tiers et les salaires diminués en moyenne de 10%.

La compagnie a aussi réduit d’un tiers sa desserte et sa flotte.
Les projets annoncés en 2003 n’ont pas encore été complètement concrétisés, à cause de difficultés de dernière heure, selon M. Bouw.

Ainsi, la compagnie n’a toujours pas réussi à trouver des banques qui acceptent de lui assurer une ligne de crédit estimée à 300 millions de FS, en cas de difficultés de trésorerie.

Première bouffée d’oxygène, Swiss vient cependant de décrocher un crédit de 50 millions FS accordé par la Barclays Bank, en échange d’une garantie donnée par British Airways , son partenaire dans l’alliance OneWorld.

Depuis sa création, en avril 2002, le matelas de liquidités dont bénéficiait Swiss, grâce à la générosité des pouvoirs publics suisses, n’a cessé de fondre.

Fin 2002, il était encore de 1,1 milliard FS. Fin 2003, les liquidités étaient tombées à 503 millions FS, ce qui a fait dire aux medias que la compagnie perdait 2 millions FS par jour.
Swiss s’attend à voir ses liquidités tomber au plus bas, à 250 millions FS, en juin 2004.

« La situation devrait ensuite s’améliorer », a assuré mardi le directeur financier.
Les actionnaires de Swiss devront cependant faire des sacrifices, une fois de plus, avec la proposition de la direction de réduire à nouveau la valeur de leur action nominale, qui passera de 32 FS à 28 FS.
La valeur de l’action avait déjà été réduite en mai 2003.
La direction est obligée de prendre ces mesures, devant l’érosion de ses fonds propres nets, qui ne peuvent pas, selon la loi suisse, être inférieurs à la moitié du capital-actions.

Enfin, la compagnie est toujours à la recherche d’un nouveau directeur général, depuis la démission forcée d’André Dosé, il y a 2 semaines, en raison de sa possible inculpation dans une affaire de crash aérien ayant fait 24 morts en novembre 2001.

Interrogé à ce sujet, M. Bouw, qui assure la fonction de M. Dosé à titre intérimaire, s’est refusé à tout commentaire sur le nom du nouveau directeur général.

Voir en ligne : AFP

aller en haut de page

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0