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Air France attend l’ultime feu vert US à sa fusion avec KLM

lundi 22 mars 2004.

Faute du feu vert de dernière minute des autorités de marché, le coup d’envoi à l’offre d’échange de titres entre Air France et KLM, prévu aujourd’hui, pourrait être reporté de quelques jours. En fin de semaine dernière, en effet, la SEC, l’autorité boursière américaine réclamait encore, auprès d’Air France, des « documents administratifs complémentaires » nécessaires à la cotation du nouveau groupe à Wall Street (en plus de Paris et Amsterdam). « Air France reste encore peu connue outre-Atlantique », expliquait-on au siège de la compagnie française à Roissy.

Le rapprochement entre les deux compagnies, rendu délicat dans l’environnement général secoué par la résurgence du risque terroriste, doit donner naissance au premier groupe de transport aérien mondial en termes de chiffre d’affaires (19,7 milliards d’euros) et au troisième en nombre de passagers (62,8 millions). L’opération entraînera mécaniquement la privatisation d’Air France. Compte tenu de la dilution de sa participation, l’Etat, détenteur de 54,4% du capital, ne disposera plus que de 43,8% à l’arrivée.

L’échange de titres, organisé sur la base d’une parité de 11 actions et 10 bons de souscription d’actions Air France contre 10 actions ordinaires KLM, devait se dérouler jusqu’au 26 avril, avec un décalage de quelques jours dépendant du lancement de l’offre. Cet échange valorise KLM à près de 800 millions d’euros. En annonçant le 10 mars dernier, ce calendrier, le président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, avait lui-même émis des réserves sur son respect. Ces doutes se sont accrus ces derniers jours, sans remettre en cause le rapprochement.

Air France et KLM ont-elles voulu aller trop vite en besogne ? Leur calendrier était très serré depuis l’annonce de la fusion le 30 septembre dernier. Depuis, les équipes ont travaillé d’arrache-pied pour décrocher les feux verts des autorités de la concurrence européenne et américaine. British Airways – qui a échoué dans une première tentative de rapprochement avec KLM en 2000 –, et American Airlines n’ont, par exemple, jamais réussi à obtenir un tel accord. Air France et KLM y sont parvenus, mais se sont vu imposer des contreparties. Bruxelles a demandé mi-mars aux deux compagnies de mettre à disposition de leurs concurrents 94 créneaux de décollage et d’atterrissage représentant 31 vols quotidiens sur 14 lignes intra-européennes et intercontinentales.

Au final, la fusion Air France-KLM devrait permettre une économie de coûts évaluée à 500 millions d’euros au minimum sur cinq ans, selon Jean-Cyril Spinetta. Le nouveau groupe est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la consolidation du ciel mondial. Des compagnies frappent déjà à la porte du nouvel ensemble. Si le principe d’une arrivée d’Alitalia est entériné, elle n’est prévue qu’une fois la restructuration et la privatisation de la compagnie italienne achevées. Air France a également évoqué l’arrivée de la compagnie tchèque CSA, déjà membre de l’alliance commerciale mondiale SkyTeam. KLM ainsi que ses partenaires américains Northwest et Continental Airlines vont d’ailleurs intégrer SkyTeam, qui revendique désormais 27% du marché mondial, juste derrière Star Alliance (Lufthansa et United Airlines), mais devant Oneworld (American Airlines-British Airways).

Voir en ligne : Le Figaro

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