Accueil > ACTU > Faibles espoirs de reprise pour le recrutement des cadres

Faibles espoirs de reprise pour le recrutement des cadres

vendredi 12 mars 2004.

Selon l’APEC, le volume de créations d’emplois devrait encore diminuer en 2004.
L’association pour l’emploi des cadres (APEC) ne saurait être plus prudente. Selon les résultats de son enquête annuelle sur les perspectives de 2004 réalisée auprès de 11 000 entreprises, présentée mercredi 10 mars, le marché du travail pour cette catégorie de salariés ne devrait donner des signes de reprise qu’à « la fin du deuxième semestre de l’année ».

Preuve de la prudence et de l’attentisme des entreprises, les recrutements envisagés, évalués entre 129 000 et 142 000 postes, devraient être stables ou en légère baisse de 5 % par rapport à 2003. Une évaluation qui contraste avec la diminution des recrutements enregistrée ces deux dernières années : - 10 % en 2002 - 16 % en 2001). Pour l’APEC, c’est là un signe que la dégradation se ralentit et pourrait amorcer un renversement de tendance.

Malgré la crise apparue en 2002, où le nombre de créations d’emplois avait quasiment chuté de moitié par rapport à 2000, « le marché reste actif et l’évolution du taux d’emploi des cadres par rapport à la population salariée est supérieure au taux de croissance du pays », a précisé Jacky Chatelain, directeur général de l’APEC. En 2003, le volume total de recrutements s’est élevé à 142 400, soit 10 % de moins qu’en 2002, avec un solde net de créations d’emplois cadre de 32 800, au lieu de 50 100 en 2002. Les entreprises ont aussi recruté 51 300 postes par la promotion interne.

Cette évolution est, pour partie, due aux premiers effets des départs à la retraite des cadres de la génération du baby-boom, dont le nombre est passé de 17 900 en 2001, à 19 900 puis à 23 200 les années suivantes. Selon les prévisions, il faudra remplacer 46 000 cadres en 2006, avec un risque de pénurie.

Si le secteur des services représente l’essentiel des embauches (62 %), le nombre de recrutements dans les entreprises industrielles, de l’ordre de 29 900, en chute de 14 % par rapport à 2002, reflète le gel des investissements. La tendance devrait s’aggraver cette année puisque les prévisions évaluent les perspectives d’embauches dans l’industrie entre 21 800 et 24 200.

Seules les fonctions de commerciaux et d’informaticiens semblent échapper au marasme qui frappe les secteurs de l’administration que l’exploitation tertiaire, la production industrielle et surtout de la recherche et développement. L’APEC relativise les conséquences de ce constat en relevant que nombre d’entreprises ont tendance à externaliser cette dernière activité vers des sociétés d’ingénierie.

PESSIMISME POUR L’EST DU PAYS

Malgré ces tendances pessimistes, 12 % des entreprises, selon l’étude de l’APEC, prévoient d’accroître leurs effectifs de cadres en 2004, alors que 6 % d’entre elles envisagent de procéder à des réductions. Alors que la majorité des recrutements reste pourvue par des cadres confirmés, l’APEC souligne que les jeunes diplômés, jusqu’alors les plus pénalisés par la crise, pourraient bénéficier d’un regain d’activité.

Les incertitudes de 2004 se traduisent aussi sur la carte de France où les entreprises situées dans la moitié Est du pays affichent les perspectives les plus pessimistes, comme le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace, la Bourgogne, la Franche-Comté et même Rhône-Alpes. En revanche, les prévisions d’emplois s’annoncent plus favorables en Midi-Pyrénées, Bretagne, Picardie et restent à un bon niveau en Ile-de-France.

Voir en ligne : Le Monde

aller en haut de page

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0