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Veolia (ex Vivendi environnement) assainit son environnement syndical

lundi 8 mars 2004.

Après un représentant CGT  , elle veut licencier un délégué FO de sa filiale Générale des eaux. Depuis plusieurs années, Christophe Mongermont, dirigeant de FO-Générale des eaux, bataille contre sa direction.

Il ne fait pas bon être un syndicaliste contestataire à la Générale des eaux, filiale de Veolia Environnement (ex-Vivendi Environnement). Ancien représentant CGT  , Jean-Luc Touly, auteur d’un ouvrage intitulé l’Eau de Vivendi, fait l’objet d’une procédure de licenciement pour « comportement déloyal à l’encontre de son entreprise » (Libération du 26 février). Et voilà que la direction de Veolia s’en prend au délégué central de Force ouvrière.

Procédure disciplinaire. En effet, Christophe Mongermont a appris vendredi dernier qu’il était convoqué pour un entretien préalable à un licenciement et qu’une procédure disciplinaire était engagée contre lui. Pour l’instant, il n’est officiellement pas informé de ce qu’on lui reproche. Mais il se doute que c’est son comportement contestataire qui pose problème à la direction. Vendredi, cette dernière n’a pas répondu à nos appels.

Depuis plusieurs années, Christophe Mongermont bataille contre sa direction, qu’elle soit incarnée par Jean-Marie Messier, avant 2002, ou par Henri Proglio, depuis. Le patron de FO-Générale des eaux refuse la réorganisation du groupe en une seule unité économique et sociale (UES).

Mise en demeure. Cette simplification des structures a eu pour effet de faire passer le nombre de comités d’entreprise de 48 à 14, et de faire baisser d’autant le nombre de représentants syndicaux. Inacceptable pour Mongermont, selon lequel cette réforme, acceptée pourtant par les autres organisations syndicales, a pour objectif de couper les dirigeants syndicaux de leur base.

Depuis, la direction de Veolia fait pression sur Force ouvrière pour que le syndicat se conforme à l’accord et diminue le nombre de ses délégués. Ces derniers mois, elle a même retiré de la paye des représentants Force ouvrière les quotas d’heures exercés pour leur syndicat.

Ce qui lui a valu des lettres de mise en demeure de l’inspection du travail. « Il ne vous appartient pas de décider unilatéralement de la fin du mandat d’un délégué syndical », écrit un inspecteur.

Forte de ce soutien, Force ouvrière a donc décidé de porter plainte pour « entrave à l’exercice du droit syndical ».

Voir en ligne : Libération

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