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Air Lib : le CE dénonce l’insuffisance des mesures de reclassement

mardi 24 février 2004.

Le CE d’Air Lib qui a fait appel de la décision de liquidation judiciaire rendu par le Tribunal de Commerce de Créteil le 17 février 2003, afin qu’il arrête l’exécution provisoire attachée à ce jugement (*) dénonce dans un communiqué les « mesures insuffisantes, inefficientes voire inexistantes prévues pour les salariés. » L’audience aura lieu le vendredi 28 février 2003 à 13heures.

Selon cet organisme, il n’y a « aucun budget pour une cellule de reclassement des salariés ». Il dénonce le refus des acteurs de la liquidation (gouvernement, AGS, liquidateurs) de prendre en compte les accords d’entreprise pour les indemnités de licenciement-du simple au triple.

Par ailleurs contrairement aux effets d’annonces du gouvernement, il n’est nullement fait mention , de façon officielle, des 1000 salariés qu’Air France «  s’est engagée » dans « un réflexe citoyen » à reprendre ni de ceux dont le nombre n’a pas été fixé par la SNCF ou la RATP.

"En conséquence, rappelle-t-il, les salariés sont dès aujourd’hui, sur décision politique, livrés à eux-mêmes, renvoyés dans leurs familles, à la charge de la collectivité. Les salariés sont exclus par volonté politique de toute forme d’indemnisations au titre de la politique contractuelle dans le transport aérien.
Trois mois de salaire d’indemnités pour une implication personnelle et professionnelle de plusieurs décennies pour certains
 !« Les salariés sont livrés à eux-mêmes... »Les syndicats patronaux des entreprises de transport aérien concurrentes d’AirLib ont pris la précaution en novembre 2002 de refuser leur implication dans un dispositif préventif (Commision Paritaire Nationale de l’Emploi) de reclassement des salariés AirLib.

Ces mêmes dirigeants d’entreprises ont organisé avec le gouvernement, sur décision politique la mise en œuvre de tous leurs moyens (techniques, humains et financiers) pour prendre la place laissée libre, suite à la suppression de la licence d’exploitation.
Aucune contrepartie ne leur a été demandée !

Aucune cellule de reclassement n’est en place pour les salariés sans travail ni locaux à partir de lundi matin. Les sommes prévues par personne pour le plan de reclassement AirLib sont 10 fois, voire 70 fois inférieures selon les catégories professionnelles, à celles nécessaires pour une reconversion professionnelle individuelle.

Localement, les acteurs et décideurs locaux ne pourront s’impliquer qu’à partir d’une décision politique. Certains d’entre eux engagent déjà des démarches volontaristes qui restent sans effets du fait de la volonté du gouvernement de ne rien faire pour les salariés AirLib.

Sur Toulouse, nous sommes aujourd’hui une centaine, salariés AirLib, sans emplois ni ressources pour envisager la réalité de lundi matin 3 mars."

Voir en ligne : tourmag

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