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Plus de 600 emplois supprimés après la faillite d’Air Littoral

mercredi 18 février 2004.

Sans surprise, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé, mardi 17 février, la liquidation d’Air Littoral. La décision intervient après le retrait du dernier repreneur en lice : le groupe Alain Duménil. La filiale de maintenance du groupe, Air Littoral Industrie, a également été mise en liquidation. La compagnie aérienne employait en tout 611 personnes.

Le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau, a indiqué, mercredi, que le gouvernement était allé « au-delà de l’au-delà du possible » pour sauver la compagnie aérienne. Le ministre a annoncé que le gouvernement allait « faire ce que l’on a fait pour Air Lib qui, en un an, a permis à plus d’un salarié sur deux d’Air Lib de retrouver un travail, c’est-à-dire mettre en place des cellules de reclassement très adaptées aux spécificités de leurs métiers, chez les gens, à Montpellier, à Nice..., là où il y a des bases importantes d’Air Littoral ». « On va mettre le paquet », a-t-il assuré sur l’antenne de Sud Radio, reconnaissant toutefois que « ce ne sera pas facile ».

Depuis le vendredi 13 février, les 17 avions de la compagnie étaient cloués au sol, le certificat de transport aérien de l’entreprise (CAT) lui ayant été retiré. La compagnie avait déposé le bilan en août 2003. Plusieurs repreneurs s’étaient manifestés depuis, entretenant un semblant d’espoir chez les salariés, pour finalement abandonner. « Le gouvernement a tout fait pour Air Littoral (...), mais il y a un moment où, devant l’absence d’argent frais (...), les choses se sont arrêtées, et je le regrette profondément pour les salariés », a rappelé M. Bussereau.

« POURQUOI AVOIR ATTENDU »

Le président UMP du conseil régional de Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc, a demandé à l’Etat un « plan exceptionnel de reclassement ». « C’est l’aboutissement d’une succession d’événements incontrôlables et non maîtrisables qui débouchent sur une telle situation », a-t-il estimé.

Le PCF, par la voix de sa secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a souligné, dans un communiqué : « La liquidation d’Air Littoral est une nouvelle hécatombe pour l’emploi. J’ai le sentiment d’un immense gâchis et je tiens à dire ma solidarité aux salariés d’Air Littoral. »Très émue, Annie d’Acunto, secrétaire du comité d’entreprise d’Air Littoral, a laissé échapper sa colère : « Pourquoi avons-nous attendu six mois pour en arriver là ? On aurait mieux fait de liquider tout de suite afin d’éviter de faire vivre cela aux salariés. »

Voir en ligne : Le Monde

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