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Le marché rend hommage à la levée des obstacles à la fusion Air France-KLM

jeudi 12 février 2004.

Les investisseurs ont accueilli favorablement jeudi le double feu vert donné mercredi par les autorités de régulation européennes et américaines au rachat de la compagnie néerlandaise KLM par Air France.

L’action de la compagnie aérienne française et celle de sa concurrente néerlandaise montaient jeudi matin respectivement à la Bourse de Paris et d’Amsterdam, le marché saluant le boulevard ouvert à la fusion des deux groupes, annoncée le 30 septembre et jugée bénéfique par les analystes.

Autour de 12H00 locales Air France gagnait 2,21% à 15,73 euros et KLM s’appréciait de 4,09% à 17,58 euros sur leurs places de cotation respectives.

« Avec l’accord de Bruxelles et du département américain de la Justice, les principaux freins à la fusion ont donc été levés », a expliqué Tristan d’Aboville, l’analyste d’Aurel Leven, dans une note jeudi.

Le département américain de la Justice (DOJ) a mis un terme mercredi à la période d’examen de 30 jours qu’il avait ouverte dans cette affaire, sans prendre de mesure.

La Commission européenne a simultanément « autorisé l’opération de concentration entre Air France et KLM après que les deux sociétés ont résolu les problèmes de concurrence, essentiellement entre Paris et Amsterdam et entre l’Europe et les Etats-Unis », a-t-elle expliqué.

Les concessions demandées par Bruxelles portent sur la cession de 94 créneaux de décollage et d’atterrissage par jour à Air France et à KLM.

Ces mesures doivent permettre à des concurrents d’exploiter jusqu’à 31 vols aller-retour par jour concernant 14 destinations en Europe ou vers les Etats-Unis ou l’Afrique, pour lesquelles des problèmes de concurrence avaient été détectés.

« Les concessions réglementaires sont bénignes et le résultat de la fusion devrait être très favorable », ont estimé jeudi les analystes de la banque américaine Citigroup Smith Barney.

Le PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta avait lui-même qualifié de « raisonnable », mercredi, l’impact financier prévisible de ces concessions, qui, de sont point de vue « ne remet certainement pas en cause l’intérêt économique du deal », notamment au regard des synergies escomptées à moyen terme.

M. Spinetta avait cependant jugé « très difficile » de chiffrer cet impact.

Les synergies moyennes attendues par la direction des deux groupes européens, de l’odre de 500 millions d’euros sur les cinq prochaines années « semblent conservatrices », estime en outre la Société Générale.

Les analystes de la banque française mettent en avant « la taille du nouveau

groupe, du fort potentiel d’optimisation et de rationalisation des réseaux et des structures de vente et des économies d’échelle sur les achats« pour expliquer leur enthousiasme. »Les craintes de sur-capacité sur le transatlantique persistent », nuance toutefois Eric Bernard, l’analyste de CIC Securities.

Par ailleurs, « l’afflux de titres lié à la privatisation devrait également peser sur le titre Air France à court terme », estime-t-il.

M. Spinetta a confirmé mercredi, dans ses grandes lignes, le calendrier initial de l’opération public d’échange proprement dite. Celle-ci devrait débuter entre mars et avril pour s’achever entre avril et mai, a-t-il dit.

Plusieurs détails techniques sont encore en cours de règlement, parmi lesquels la cotation du futur groupe Air France-KLM à Wall Street pour laquelle des négociations sont en cours avec la commission des opération de bourse américaine (SEC), a-t-il rappelé.

Le rachat de KLM par la compagnie française prévoit l’échange de 11 actions Air France et 10 Bons de Souscription d’Actions Air France contre 10 actions ordinaires KLM, valorisant autour de 800 millions d’euros la compagnie néerlandaise.

Voir en ligne : AFP

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