Accueil > ACTU > Air Littoral : et la sécurité des vols dans tout ça ?

Air Littoral : et la sécurité des vols dans tout ça ?

jeudi 12 février 2004.

Nos « décideurs » obsédés de la calculette du profit, oublient de plus en plus que, pour payer leur salaire il faut des salariés pour produire et que ces salariés sont des êtres humains. Comme le rapelle RadioCokpit pour Air littoral dans l’article ci-dessous.

Dans le vacarme ambiant du carnaval de Venise qui a lieu cette année à Montpellier autour de la reprise d’Air Littoral, on oublierait presque que les avions volent toujours et que dans les avions il y a des navigants qui tentent chaque jour de remplir au mieux leurs missions.
Et les navigants, comme leurs collègues au sol, sont quelque peu perturbés, c’est le moins que l’on puisse dire.

Comme l’ont connu les navigants d’Air Liberté – AOM, Air Lib, Aéris, Euralair, Air Atlantique et tant d’autres avant eux, quand on sait que l’on supprime les postes de personnel navigant par dizaines, on pense forcément au spectre du chômage, on se demande si on n’est pas en train d’effectuer ses derniers vols, on redoute les conséquences d’un éventuel prochain licenciement ; bref, un navigant réagit comme tout être humain : il est angoissé, préoccupé… même s’il s’efforce de faire au mieux son travail, « comme d’habitude ».

Dans un environnement aussi fluctuant, la recherche de toute information est un besoin vital, la lecture attentive de la presse et des informations de la direction ou des syndicats ainsi que les discussions entre membres d’équipage accaparent quand même l’attention, du moins lorsque la charge de travail le permet.

Chacun comprendra que les navigants font leur travail au mieux dans ces difficiles conditions, et que nul ne songe à arrêter l’exploitation (même si la réglementation le permettrait) au motif que la sécurité des vols n’est peut-être plus optimale.

Quand on se demande ce qu’on fait dans un avion, peut-être pour la dernière fois, ballotté entre un Groupe Alain Duménil et un CSAM par exemple, on n’est pas forcément prêt à appréhender sereinement une panne majeure… Et ce ne sont pas les navigants d’Air Liberté – AOM, Air Lib, Aéris, Euralair, Air Atlantique et tant d’autres qui nous démentiront.

Soyons clairs et lucides : nous savons que les navigants s’efforcent toujours de donner le meilleur d’eux-mêmes et ne mettent pas sciemment en péril les vols. La formation et l’expérience des PN leur permettent normalement de pallier le stress d’une situation technique ou opérationnelle subite et imprévue.
Mais doit-on sous-estimer pour autant la pernicieuse influence d’un stress journalier qui dure depuis des mois… A-t-on la moindre conscience – en haut lieu – de l’existence de tant de pression sur les salariés ? Tous les jours ou presque depuis des semaines pour ne pas dire des mois, un élément nouveau intervient. Les derniers développements actuels, dont RadioCockpit se fait l’écho, montrent à l’évidence que la raison et le droit n’ont plus cours, remplacés par le montage politico financier plus que douteux, avec des organismes officiels de moins en moins crédibles.

Il est temps, grand temps, que – sur le plan humain, social, technique et opérationnel – cet aspect des choses ne soit plus ignoré des « décideurs ».

Voir en ligne : Radiocockpit.com

aller en haut de page
Mots-clés

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0