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Feu vert de Bruxelles et des autorités américaines à la fusion Air France/KLM

jeudi 12 février 2004.

Le double feu vert de Bruxelles et des autorités américaines mercredi au rachat de KLM par Air France permet à cette opération de fusion sans précédent de franchir une étape déterminante et ouvre la voie à de nouvelles concentrations dans un secteur aérien en crise.

La Commission européenne a approuvé le projet d’offre publique d’échange amicale de la compagnie aérienne française sur sa concurrente néerlandaise moyennant des concessions destinées à éviter que le futur premier groupe aérien européen jouisse d’une position dominante sur certaines routes.

Le Département de la justice américain (DoJ) a également donné mercredi soir son accord au projet de fusion entre les deux compagnies européennes. La décision du ministère américain est intervenue tout juste trente jours après le dépôt de la demande d’approbation par KLM le 12 janvier dernier.

Le projet de fusion des deux compagnies aériennes, annoncé le 30 septembre 2003, est ainsi bien engagé. « Après que les Etats-Unis auront donné leur accord, il n’y aura plus d’obstacle administratif à l’opération », indiquait mercredi une source gouvernementale française. Les PDG des deux compagnies européennes tablaient sur un feu vert américain au plus tard avant la fin du premier trimestre.

Si elle en conditionne significativement l’issue, la décision de Bruxelles dépasse toutefois la simple opération Air France-KLM. Elle formalise pour la première fois le souhait répété des autorités européennes de voir s’engager une vague de concentration parmi les compagnies aériennes européennes.

Cette vision s’est trouvée confortée par les difficultés rencontrées par les compagnies européennes pour faire face aux crises multiples du secteur, notamment le ralentissement économique international, les conséquences du 11 septembre, les incertitudes géopolitiques et l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

« La décision prise par Bruxelles va être un bon signal », estime-t-on de même source gouvernementale française. « La question est : combien de temps les autres compagnies européennes vont-elles prendre pour voir si la mayonnaise prend ? », poursuit-on. « Plus on attend, plus on on est sûr d’avoir des preuves que cela marche, mais plus on laisse aux autres le temps de se rapprocher... et aux prix de monter », note-t-on de même source.

Plusieurs compagnies européennes font déjà l’objet de spéculations quant à leurs velléités supposées de renforcer leurs partenariats : la compagnie britannique British Airways avec l’espagnole Iberia et l’allemande Lufthansa avec la scandinave SAS notamment.

Cependant, « je ne vois pas grand monde se lancer dans de telles opérations à court terme », nuance un analyste spécialisé ayant souhaité conserver l’anonymat : « à la fois pour des raisons légales et pour des raisons financières », dit-il. Selon lui, le prochain mariage devrait unir British Airways (BA) à Iberia.

Or, les autorités américaines auront tendance à se montrer plus critiques à l’égard de cette opération qu’à l’égard du mariage Air France-KLM dans la mesure où le Royaume-Uni n’a pas encore signé d’accord « ciel ouvert » avec les Etats-Unis, contrairement à la France et aux Pays-bas, relève-t-il.

Par ailleurs, les compagnies concernées ne disposent toujours pas d’une solidité financière suffisante pour lancer une opération capitalistique, même partielle, sur leurs concurrentes, dans le contexte actuel, pense-t-il. Selon lui, sauf reprise très forte du trafic aérien en Europe, aucune opération d’envergure n’est prévisible avant le début 2005.

Voir en ligne : AFP

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