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Le trafic aérien français dans le brouillard, les compagnies low cost s’envolent

vendredi 6 février 2004.

Le trafic aérien a globalement baissé en France l’an dernier, mais les compagnies à bas coûts ont échappé à la crise et accentué leur envol.
Le trafic aérien passagers a reculé de 0,5% avec 99,5 millions de passagers transportés en 2003 contre 99,9 millions en 2002, a annoncé jeudi la Direction générale de l’aviation civile (DGAC  ).

Mais, dans le même temps, les compagnies aériennes à bas coûts ont vu leur trafic bondir de 41,7% avec 7,85 millions de personnes contre 5,55 millions l’année précédente.

Résultat, la compagnie britannique « low cost » easyJet est devenue l’an dernier le deuxième opérateur sur le marché français, derrière Air France mais assez nettement devant British Airways, tandis que l’irlandaise Ryanair soufflait la quatrième place à Lufthansa.

Globalement, la crise a continué de sévir l’an dernier, puisque le trafic aérien en France n’a pas retrouvé son niveau d’avant le 11 septembre 2001 : avec 99,5 millions de passagers transportés, il se situe en recul de 2,2% par rapport à l’an 2000 (101,8 millions).

« La reprise attendue n’est pas venue », a indiqué devant la presse Jean-Luc Lesage, sous-directeur des études économiques et de la prospective à la Direction des Transports Aériens de la DGAC  .

Il a attribué les difficultés du secteur à l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), la guerre en Irak, et le marasme économique général.

La crise est cependant plus sévère sur le réseau intérieur qu’elle ne l’est à l’international.

Le trafic aérien dans l’Hexagone a baissé de 5% en 2003 par rapport à 2002 (-14,7% par rapport à 2000) à 23,032 millions de passagers. Il est ainsi revenu à son niveau de 1997.

La concurrence du TGV Sud-Est, qui a pris plus d’un million de passagers par an à l’aérien, la disparition des compagnies Air Lib puis Aéris et la hausse des tarifs intérieurs expliquent cette évolution.

A l’international, la situation est un peu meilleure : le trafic entre la France métropolitaine et l’étranger, a progressé de 1% en 2003 par rapport à 2002 (+2,1% par rapport à 2000) à 69,392 millions de passagers.

Mais le SRAS et le conflit en Irak ont chacun coûté au transport aérien entre 600.000 et 900.000 passagers l’an dernier, selon la DGAC  .

Les compagnies à bas coûts, avec des tarifs alléchants, des liaisons directes avec des régions mal desservies et des campagnes de promotion agressives, ont tiré leur épingle du jeu.

Le trafic enregistré par ces compagnies sur le marché intérieur français a été multiplié par quatre l’an dernier, à 1,138 million de passagers contre 0,282 million en 2002.

A l’international, entre la France métropolitaine et l’étranger, le trafic des compagnies à bas coûts a progressé de 27,1% à 6,709 millions de personnes en 2003 contre 5,251 millions en 2002.

Les « low cost » se sont ainsi adjugées 17,9% du trafic aérien entre la France et l’Union européenne l’an dernier.

« A moyen terme, le trafic de ces compagnies en France pourrait représenter quelque 11 millions de passagers transportés en 2007 », a estimé M. Lesage.

« Il y a une très forte demande touristique », a-t-il ajouté, en soulignant qu’elles proposaient « encore relativement peu de destinations vers le sud » et qu’il y a « un très fort potentiel pour la desserte des nouveaux pays européens, à l’est ».

Voir en ligne : DGAC

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