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Plan d’urgence pour le transport aérien français

vendredi 6 février 2004.

Alors que la situation du transport aérien français s’est encore dégradée en 2003, le gouvernement prépare un « plan d’urgence ». En effet, même si Air France résiste plutôt mieux que ses concurrents internationaux, le reste du secteur est sinistré. C’est pourquoi, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC  ) doit présenter une série de recommandations avant l’été.

Première piste de réflexion : l’allégement des charges sociales.

Evoquant le fait que les charges sociales sont plus de deux fois inférieures, en Grande-Bretagne, pour les personnels navigants, il suggère qu’ « il y a peut-être un système social particulier à trouver ».

remarque SUD Aérien : toujours les mêmes recettes pour laisser le champ libre au profits et aux montages financiers exotiques défiscalisés en dégradant les recettes pour finacer les retraites et la protection sociales. Et nos ministres et baron hypocrites de s’excalmer, les salariés doivent faire des efforts pour combler kles trou de la sécu et payer leur retraites !

Autre piste de réflexion : utiliser l’arme de la régulation économique pour mieux répartir les taxes et redevances sur les différents acteurs de la filière. Un effort particulier pourrait être demandé aux aéroports, jusqu’ici concédés aux chambres de commerce (CCI) et qui, à partir de 2005, seront transformés en société de droit privé. A l’inverse, les redevances aéronautiques acquittées par les compagnies aériennes pourraient être réduites.

Ces réflexions sont menées en liaison avec plusieurs ministères et les services de la Commission européenne. Le plan devra être compatible avec les règles communautaires sur les aides publiques. Le gouvernement veut aller vite. Globalement, le trafic passagers a encore reculé l’an dernier et reste inférieur de 2,2 % par rapport à 2000. La fréquentation domestique a chuté de 15,5 % en trois ans, en raison notamment de la montée en puissance du TGV. Désormais, le pavillon français assure moins de 40 % du trafic international au départ de l’Hexagone et même moins d’un tiers vers l’Europe (32,6 %). Air France continue à tirer son épingle du jeu, le groupe contrôlant 82,8 % du marché français (76,9 % en 2002). Mais la Compagnie doit faire face au succès des low-cost dont le trafic (+ 299 % entre 1999 et 2002) a encore fait un bond de 30 % l’an dernier. A terme, « leur part de marché en France pourrait atteindre 20 à 25 % », estime Michel Wachenheim, directeur général de la DGAC  .

Voir en ligne : La Tribune

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