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La compagnie Flash Airlines était interdite en Suisse

dimanche 4 janvier 2004.

148 personnes, dont 133 touristes français selon les autorités égyptiennes, ont trouvé la mort dans l’accident du Boeing 737 de la compagnie égyptienne privée Flash Airlines au large de la station balnéaire de Charm el-Cheikh.

La compagnie privée égyptienne, à qui appartenait le Boeing qui s’est écrasé samedi près de Charm el-Cheikh, tuant 133 passagers français, n’était plus autorisée à pénétrer dans l’espace aérien suisse depuis octobre 2002, à la suite de la constatation d’ « importants manquement » sur cette compagnie par l’Office fédéral de l’aviation civile.

La compagnie privée égyptienne Flash Airlines, à qui appartenait le Boeing qui s’est écrasé samedi en mer Rouge, n’était plus autorisée à pénétrer dans l’espace aérien suisse depuis octobre 2002, selon l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC).
L’OFAC avait retiré à la compagnie égyptienne l’autorisation de pénétrer dans l’espace aérien suisse après un contrôle inopiné effectué en octobre 2002.
« D’importants manquements » avaient alors été constatés, a déclaré samedi soir une porte-parole de l’OFAC, Célestine Perissinotto, à la télévision suisse alémanique (SF1), dans un entretien publié par l’agence de presse suisse ATS.
La porte-parole n’a pas précisé sur quel aspect de la réglementation helvétique Flash Airlines avait été jugée lacunaire. Les appareils de la compagnie privée, qui en possède deux selon son site internet, ne pouvaient ainsi plus survoler le territoire suisse, ni encore moins atterrir, jusqu’à la remise aux normes helvétiques.
« Aussi longtemps que ces lacunes n’ont pas été corrigées, la compagnie n’est plus autorisée en Suisse », a déclaré la porte-parole.
Depuis cette interdiction d’octobre 2002, la compagnie n’a plus demandé d’autorisation pour la Suisse.

Robot d’intervention Achille

Une réunion interministérielle s’est tenue à l’hôtel Matignon samedi après-midi pour décider des moyens à mettre en œuvre par la France pour « faciliter les recherches » à la suite de la catastrophe aérienne de Charm el-Cheikh, selon un communiqué du service de presse du Premier ministre.
Dès dimanche matin, un avion de patrouille maritime Bréguet Atlantic devait être sur place. Le ministère de la défense acheminera sur zone, par voie aérienne, le robot d’intervention Achille, spécialisé dans les recherches sous-marines. La frégate Tourville, « qui dispose de moyens sonar perfectionnés, fait route vers la zone où elle arrivera lundi en fin de journée », a précisé le communiqué.
« Dimanche seront également présents des agents du bureau d’études enquêtes accidents de l’aviation civile et des équipes de plongeurs français basés à Djibouti », toujours selon la même source.

Exprimer l’émotion de la France

Au cours de cette réunion interministérielle il a été décidé de proposer aux familles des victimes un déplacement sur le lieu de la catastrophe en milieu de semaine prochaine, indique encore le communiqué du Premier ministre.
A cette réunion, présidée par le directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, ont participé des membres des cabinets des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur et des Transports ainsi que des représentants d’Aéroports de Paris.

Dans la matinée, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’était rendu à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pour rencontrer les familles et exprimer l’émotion de la France. Le ministre des Transports Gilles de Robien et le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau s’étaient également rendus à Roissy.

Voir en ligne : Le Nouvel Obs

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