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Air Littoral : le tribunal de commerce annule le plan de cession à Seven Group
L’imbroglio d’Air Littoral continue avec en plus une enquête de la brigade financière

mardi 23 décembre 2003.

Le tribunal de commerce de Montpellier a annulé mardi le plan de cession à Seven group de la compagnie aérienne régionale Air Littoral et ouvert une nouvelle période d’observation jusqu’au 15 janvier pour trouver un repreneur. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de Montpellier et la demande des commissaires à l’exécution du plan, qui avaient réclamé l’annulation du plan de cession. Le procureur avait également qualifié de « cohérente » la proposition des commissaires de rouvrir une période d’observation jusqu’au 15 janvier. Dans ses réquisitions, il avait aussi demandé la mise à l’écart du fonds d’investissement Seven group, qui avait annoncé mardi à l’audience détenir les 11 millions d’euros requis pour la reprise de la compagnie. L’annulation du plan de cession signifie un retour à la situation de départ avec la recherche de nouveaux repreneurs.

Le groupe IONIS n’a pas donné suite à sa proposition qu’il n’avait pas présentée au Tribunal de Commerce lundi. Ce n’est pas surprenant à la lecture de l’article de Libération de ce jour ou des articles de radioCokpit.

La brigade financière enquête sur la gestion d’Air Littoral

Selon la Lettre A d’Informations Stratégiques du 20 décembre, la brigade financière du SRPJ de Versailles aurait ouvert une enquète sur la gestion de la compagnie Air Littoral avant son dépot de bilan suite à la plainte d’un repreneur débouté.

Voici l’article paru dans la lettre d’Informations Stratégiques :

Mario Palmonella, le repreneur d’Air Littoral, a du mal à trouver les fonds pour racheter la compagnie de Montpellier. Son associé suédo-monégassque figurerait en bonne place sur le fichier des interdits bancaires de la Banque de France... Côté exploitation, seuls treize des dix-sept jets sont en état de vol, et General Electric a opéré une saisie conservatoire sur trois réacteurs, par crainte de ne pas être payé. Le taux de remplissage des avions est de 30%, ce qui est insuffisant pour assurer la trésorerie. Certains salariés s’interrogent donc sur l’identité des généreux donateurs qui alimentent les comptes courants d’Air Littoral. En attendant, à la suite de la plainte d’un repreneur débouté, les « financiers » du SRPJ de Versailles ont ouvert une en quête sur la gestion de la compagnie juste avant son dépôt de bilan.

Cerains dirigeants savaient bien comment faire du profit même si les compagnies aériennes ne dégage que peu de ’marge’
Les compagnies aériennes sont une industrie « lourde », très fortement capitalistique qui dégage au mieux moins de 5 % de marge y compris après de sévères plans sociaux. Un article des Echos du 16 juin rappelait qu’il serait toutefois illusoire d’espérer une modification radicale des fondamentaux. « L’aérien restera une industrie cyclique à faibles marges, et la création de valeur ne sera jamais récurrente », prévient-on chez Morgan Stanley. Les performances opérationnelles devraient légèrement s’améliorer, mais la volatilité persistera. « Au lieu de réaliser entre - 1 % et 3 % de marge opérationnelle sur un cycle, elles réaliseront demain entre 0 % et 4 % », prévoit un analyste, estimant que les gains à attendre seront limités à 1 à 2 points de marge.

A voir les scandales et soubressaut des faillites de Swissair, Air Lib, Air Littoral et les montages financiers dans les paradis fiscaux (européens et parfaitement tolérés malgrè les soi-disant décisions officielles internationales contre le blanchiement d’argent !) certains responsables avaient bien compris comment se faire de la marge !

Voir en ligne : AFP et RadioCokpit.com

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