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Les licenciés d’Air Littoral organisent leur défense

jeudi 18 décembre 2003.

Avec 67 reclassements internes, le plan social mis en œuvre par Air Littoral concerne finalement 251 personnes. Exceptés les représentants du personnel, qui effectuent leur préavis, les personnels licenciés ont quitté la compagnie le 5 décembre, volontairement pour 31 d’entre eux. La compagnie compte désormais 675 salariés. Et si tous vivent actuellement dans l’angoisse d’une reprise des plus rocambolesque, la grande majorité veut croire à un nouveau départ après cette restructuration.Pour autant, les personnels licenciés s’estiment lésés.

A l’initiative des pilotes, une association de défense des personnels d’Air Littoral (Adpal) vient d’être créée. Quelque 150 ex-salariés et salariés l’auraient déjà rejointe. Certains étaient lundi devant les grilles du tribunal pour accueillir Mario Palmonella, le président de Seven group au nom duquel a été mise en œuvre la restructuration. D’autres y seront sans doute cet après-midi.« Nous nous sommes investis dans cette société, explique Guy Puech, président de l’association, pilote sur Fokker qui était employé par Air Littoral depuis 1989. Nous avons consenti tous les efforts demandés. Tout ça pour être jeté aujourd’hui comme des vieilles chaussettes. On n’a même pas reçu de lettre pour nous remercier d’avoir servi pendant des années. C’est un plan social brutal. »

Plus que l’absence de remerciements, les salariés licenciés reprochent à la direction de la compagnie, aux administrateurs judiciaires de manière formelle, de leur offrir des conditions de départ a minima. Selon Guy Puech, le plafonnement de l’association de garantie des salaires (AGS) fait perdre jusqu’à 100 000 euros d’indemnités à certains anciens de la compagnie.

L’Adpal entend ainsi faire « la lumière sur les raisons qui ont conduit à ce plan social ». « Nous recevons des informations troublantes sur la gestion de l’entreprise, continu Guy Puech. Des dirigeants se sont enrichis. Il y a des documents que nous souhaitons mettre entre les mains d’experts. » Et de préciser : « Il ne s’agit pas pour l’instant d’accuser mais de savoir ce qui s’est passé. Il n’y a pas de lutte personnelle ni de jugement a priori. »

Voir en ligne : Midi Libre

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