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Air Littoral : nouvelle audience au tribunal « d’ici plusieurs jours »

lundi 8 décembre 2003.

Nous ne saurons que « d’ici plusieurs jours sans doute entre une à deux semaines », si l’histoire chaotique de la reprise d’Air Littoral par le Seven Group connaîtra un épilogue heureux, malgré près de 300 licenciements. C’est le délai indiqué par l’administrateur judiciaire, Olivier Fabre, sans fournir d’autres précisions,.

La compagnie attend toujours l’argent promis par son repreneur, le fonds d’investissement Seven group, dont le tribunal commerce de Montpellier,
examinera le projet de réorganisation financière avec l’arrivée d’un nouvel actionnaire, un homme d’affaires suédois.

En cas de défection de Seven group, déjà détenteur de la compagnie italienne Azzurra Air, le tribunal peut décider, soit de réouvrir une période d’observation, soit de lui substituer un autre candidat à la reprise.

Le nouveau partenaire financier a apporté des gages tangibles de son engagement à hauteur de 11 millions d’euros dans le refinancement de la compagnie et de ses deux filiales. L’argent devrait arriver cette semaine directement sur le compte d’Air Littoral-Azzura.

Des salariés très inquiets

Benqt Hoarngerg, homme d’affaires suédois, domicilié depuis trois ans à Monaco, deviendra grâce à cette opération le principal actionnaire du Seven Group, via des émissions obligataires convertibles. « Le dernier obstacle est d’ordre technique. Il s’agit de fixer le cours de ces émissions. Les autorités boursières de Londres valideront l’opération dans les jours qui viennent », explique Mario Palmonella, le président du Seven Group, qui n’avait pas réussi à convaincre les banquiers londoniens puis ses propres coactionnaires de le suivre pour financer la reprise de la compagnie.

Dos au mur, alors que la perte d’Air Littoral menaçait aussi l’avenir d’Azzurra Airlines, propriété du Seven Group, il a toutefois réussi, via une banque monégasque, à trouver le sauveur. Hier soir, les représentants du personnel restaient encore très partagés. « Nous vivons une très mauvaise farce. Deux jours seulement avant la fin du plan social, on nous trouve un industriel suédois du bois domicilié à Monaco pour apporter l’argent. C’est proprement hallucinant. Je ne suis même pas sûr que le licenciement des 300 personnes soit totalement légal puisque la reprise n’avait pas encore été financée », s’insurge Franck Souvignier, qui se dit très inquiet pour l’avenir de la compagnie.

Les pilotes touchés par le plan social envisagent de créer une association afin de défendre leurs intérêts.

Voir en ligne : Le Parisien

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