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Air Littoral : pas d’actionnaires mais la restructuration continue !
la solution 7 Group n’est plus crédible

mercredi 3 décembre 2003.

Le gouvernement ne croit plus à l’offre de Seven Group pour la reprise de la compagnie aérienne régionale Air Littoral en redressement judiciaire mais exclut de suspendre pour l’instant sa licence d’exploitation.

« On commence à avoir un problème de crédibilité de la solution Azzurra Air et du repreneur italien », a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau, en marge des discussions du volet Transport du projet de loi de finances 2004 au Sénat. « Cela commence à faire un peu long », a-t-il estimé.

Le groupe italien, repreneur désigné d’Air Littoral avait théoriquement jusqu’à mardi minuit pour réaliser la première partie de ses engagements financiers, soit 7 des 11 millions d’euros qu’il s’était engagé à verser rapidement, mais n’a encore rien annoncé.

« Pour nous la solution est assez vraisemblablement que le tribunal de commerce (NDLR : de Montpellier) se ressaisisse de la situation », a indiqué le ministre, « sauf événement nouveau survenant au moment où je vous parle ».

Une réunion avait lieu mercredi après-midi au siège de la compagnie aérienne avec les représentants du fonds Seven group, avait indiqué un peu plus tôt la direction d’Air Littoral.

Le PDG de Seven group, Mario Palmonella, participait lui-même à ces discussions rassemblant la direction de la compagnie et les administrateurs judiciaires.

Aucune information n’a filtré de cette rencontre au cours de laquelle l’homme d’affaires italien doit présenter des garanties sur son plan de financement.

En cas de défection de Seven group, le tribunal de commerce de Montpellier pourra soit réouvrir une période d’observation, soit substituer un autre repreneur au fonds d’investissement.

M. Bussereau a cependant écarté toute velléité de suspendre la licence d’exploitation d’Air Littoral. « Il n’est pas pour nous question de suspendre la licence tant que que toutes les pistes n’ont pas été explorées », a-t-il indiqué. « On va attendre de voir ce que va décider le tribunal de commerce », a-t-il dit.

Le tribunal de commerce « sera amené à prendre une nouvelle décision dans les jours à venir », a averti le ministre.

Cette instance « a déjà commencé à étudier les pistes d’autres repreneurs », a-t-il ajouté, sans plus de précisions sur leur identité.

« Apparemment le paysage serait assez nouveau », a-t-il simplement indiqué : « il pourrait y avoir de nouveaux repreneurs ou des repreneurs qui s’étaient désistés pendant la première phase ».

M. Bussereau a toutefois refusé de se pronconcer sur la crédibilité de ces nouvelles offres. « Sur ce dossier je manquerais d’humilité en formulant des pronostics », a-t-il déclaré.

« On retourne en arrière », a admis M. Bussereau : « c’est dommage par rapport à la compagnie, par rapport au personnel qu’on ait perdu tout ce temps », a-t-il regretté.

La direction d’Air Littoral a informé ses salariés, lors d’une assemblée générale lundi, que le plan social d’Air Littoral serait poursuivi même en cas de défection de Seven group.

Ce plan, entériné par les administrateurs judiciaires, prévoit la suppression de 300 postes dans la compagnie aérienne régionale, où travaillent 700 salariés, 300 autres étant employés dans ses activités de maintenance et son école de formation.

RadioCokpit pose la bonne question sur la crédibilité des autorités de tutelle (CSAM, DGAC  , Ministère des Transports) et sur l’imbroglio juridique de la situation en l’absence des capitaux attendus qui devaient faire partie des capacités financières présentées dans la consultation du CE sur le plan de sauvegarde des emplois (art L. 321-7 du Code du travail) !

En constatant à 17 h aujourd’hui que « La solution Azzurra n’est plus crédible », le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau (UDF) fait également le constat de l’incompétence de « ses amis » du CSAM : tout le monde savait que ce dossier était du vent, sauf peut être Marc Dufour (candidat UDF aux régionales) et JF Le Grand (sénateur UDF de la Manche, Pdt du CSAM). En dehors du fait qu’il conviendra de s’interroger sur le fonctionnement du Conseil, il faut également faire le constat de la situation de non droit dans laquelle évolue à présent Air Littoral.

Une compagnie cédée à un repreneur défaillant, certes, mais qui est sous le coup d’un plan social « par procuration » pour un projet industriel qui n’est connu de personne, et pour cause. Quant à la licence d’exploitation...

On rappelle que le CSAM avait réfuté tous les arguments de ceux (comme RadioCokpit ) qui savaient par avance que Azzurra ne pourrait faire face à la reprise d’Air Littoral.

Il faut à présent essayer de comprendre quel intérêt avait l’UDF de promouvoir jusqu’au bout cette solution impossible, d’une part, et d’autre part tenter de sortir la compagnie de la situation critique dans laquelle elle se trouve.

Voir en ligne : AFP et RadioCokpit.com

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