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Air Littoral : l’administrateur judiciaire ne prendra pas de décision mardi

mardi 2 décembre 2003.

L’administrateur judiciaire chargé du dossier d’Air Littoral a indiqué qu’il ne prendrait pas de décision mardi concernant le repreneur de la compagnie aérienne, Seven group, qui avait reçu l’injonction de respecter ses engagements financiers avant la fin de la journée.
« Si Seven group apporte une partie des fonds mercredi, ça ira encore. Nous ne sommes pas bornés au point de dire que tout est fini mardi à minuit », a déclaré à l’AFP Olivier Fabre, malgré l’ultimatum lancé au repreneur.

Air Littoral attend toujours l’argent de son repreneur

M. Fabre a précisé qu’il prendrait sa décision « après en avoir discuté avec le procureur de la République et le président du tribunal de commerce ».

Annoncé mardi à Monaco pour finaliser son financement avec des banques internationales, le PDG de Seven group, Mario Palmonella, « ne s’est pas évanoui dans la nature, il est toujours en contact avec nous », a souligné l’administrateur.

En cas de défection, le tribunal de commerce de Montpellier pourra alors, soit rouvrir une période d’observation, soit lui substituer un autre repreneur, parmi d’autres candidatures.

Au siège de la compagnie Air Littoral, le climat restait très tendu, alors que le plan social, entériné par le tribunal de commerce et qui prévoit la supression de 300 postes sur les 700 que compte la compagnie, se poursuit.

Echaudée par le comportement incertain de M. Palmonella, la direction a du mal à cacher son septicisme, évoquant de plus en plus d’autres « alternatives crédibles à la reprise ».

« Les banques sont censées fermer à cinq heures. Alors à moins que M. Palmonella arrive en voiture, ou pourquoi pas en gondole, au dernier moment avec un ordre de virement en règle, je ne vois pas vraiment d’issue », a ironisé un responsable, sous couvert de l’anonymat.

Dans une lettre adressée aux salariés, le PDG de Seven group, détenteur de la compagnie italienne Azzurra Air, affirmait être encore en mesure d’effectuer un premier versement de 7 millions d’euros.

L’homme d’affaires italien, qui s’était entretenu avec la direction de la compagnie lundi à Montpellier, souhaitait même rencontrer le comité d’entreprise « afin d’apporter tous les éclaircissements nécessaires et indispensables ».

Le porte-parole de la compagnie, Pascal Pintre, se bornait à rappeler que le tribunal de commerce sera saisi si Seven group manque à ses engagements. « L’activité d’Air Littoral se poursuit normalement et l’ensemble des vols est assuré dans l’attente de la position du tribunal de commerce », assure-t-il.

Certains salariés voulaient croire jusqu’au bout à un heureux dénouement. « On ne voit pas pourquoi il ferait tout cela maintenant, si c’est pour nous laisser tomber à la fin », a dit Luc Semanou, trésorier du comité d’entreprise. « Mais il ne faut pas traîner, sinon nous allons finir par perdre la confiance des passagers qui nous ont soutenu jusque-là », a-t-il prévenu.

Pour un autre représentant du personnel, Franck Souvignier, délégué du Syndicat national des pilotes de ligne, « l’espoir s’amenuise de minute en minute, surtout pour les salariés susceptibles de rester dans l’entreprise ».

Les observateurs sont de plus en plus nombreux à se demander les raisons de l’acharnement du gouvernement sur un dossier si mal parti. Comment expliquer tant d’égards pour Seven Group ?

Une partie des réponses se trouve peut-être au paragraphe du 14 marzo 1998 sur [ce site...http://www.centroimpastato.it/php/crono.php3?month=3&year=1998]

Voir en ligne : AFP et RadioCokpit.com

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