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Privatisation d’Air France : le gouvernement face à une nouvelle fenêtre de tir

samedi 15 novembre 2003.

La publication, mardi, des résultats semestriels d’Air France va ouvrir au gouvernement une nouvelle fenêtre de tir pour la cession d’une partie des 54,4% du capital de la compagnie aérienne qu’il détient et qu’il souhaite ramener « entre 15 et 20% ».
Air France publiera mardi, après la clôture de la bourse, ses résultats financiers pour le premier semestre de l’exercice fiscal 2003-2004 (juillet-septembre).

« Les moments les plus adaptés pour mettre sur le marché un paquet d’actions, c’est peu de temps après que les comptes de l’entreprise sont rendus publics » , avait-on indiqué au cabinet du ministre des Transports, lors du vote par le Parlement du texte d’accompagnement de la privatisation d’Air France, le 1er avril.

Dans le cas d’Air France, ces périodes interviennent « fin mai-début juin et fin novembre-début décembre », dates de la publication des résultats annuels et semestriels de la compagnie aérienne, avait-on ajouté.

Le ministre de l’Economie et des Finances Francis Mer a en outre confirmé le 25 septembre que des privatisations étaient « possibles » d’ici la fin de l’année 2003, citant Air France parmi d’autres entreprises détenues majoritairement par l’Etat.

Le déclenchement de l’opération — parallèle à la privatisation « mécanique » d’Air France par dilution de la part de l’Etat dans le cadre de son futur rachat de KLM — dépendra « des conditions de marché », a plusieurs fois répété le gouvernement.

Or les opérateurs pourraient accueillir avec intérêt les chiffres semestriels de mardi dans la mesure où ces résultats intermédiaires seront dopés par la forte saisonnalité du secteur qui voit un renforcement du trafic des compagnies aériennes au cours des mois d’été.

Air France devrait annoncer mardi un résultat d’exploitation trimestriel positif compris entre 109 et 138 millions d’euros, en recul par rapport aux 141 millions d’euros publiés au deuxième trimestre 02/03, estiment les analystes de trois établissements bancaires internationaux.

Le bénéfice net trimestriel est quant à lui attendu dans une fourchette comprise entre 71 et 76 millions d’euros, en hausse par rapport aux 57 M EUR enregistrés au cours de la période correspondante de l’exercice précédent, par les spécialistes de la Deutsche Bank, de CAI Chevreux et de Crédit Lyonnais Securities.

Les analystes attendent également Air France sur ses perspectives annuelles qui font jusqu’alors l’objet d’une promesse d’équilibre en terme de résultat d’exploitation.

« Le contexte dans lequel Jean-Cyril Spinetta (PDG d’Air France, ndlr) avait donné (mi-mai, ndlr) cet objectif était marqué par le syndrome respiratoire aïgu sévère (SRAS) et la guerre en Irak », rappelle un analyste interrogé par l’AFP, ayant souhaité conserver l’anonymat.

« Cela serait très décevant s’il ne relevait pas cet objectif », ajoute-t-il.

Selon ce spécialiste, c’est d’ailleurs au niveau des perspectives annuelles de résultat que le signal de la privatisation sera donné.

« Si M. Spinetta est un petit peu plus optimiste que d’habitude, la privatisation est bientôt lancée », pense-t-il.

Or « un relèvement des perspectives annuelles serait cohérent avec le léger relèvement opéré par Lufthansa », souligne un confrère ayant également souhaité rester anonyme.

Le groupe allemand, qui tablait jusqu’alors sur une perte, a annoncé mercredi qu’il ambitionnait désormais d’atteindre sur l’ensemble de l’année un résultat d’exploitation à l’équilibre.

Voir en ligne : AFP

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