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Aeris : la fin est-elle (réellement) justifiée par le manque de moyens ?

dimanche 9 novembre 2003.

La triste fin d’Aeris n’a pas encore, selon nous, livré tous ses mystères. Après tout, il y avait bien une autre offre avec une évidence de fonds qui a été régulièrement déposée auprès du Tribunal de Commerce. Dès lors, pourquoi liquider ? La décision du TC Toulousain reste relativement floue, d’autant qu’elle laisse une petite porte discrètement ouverte à certaines personnes, qui peuvent désormais avoir un oeil sur la licence et l’autre sur les créneaux, pour presque rien, et ce pendant un mois à compter de la décision du TC.
Avant de pouvoir en dire plus, et en l’attente d’une lecture attentive des réactions des uns et des autres qui seront relayées par la presse dès demain, nous vous proposons de faire un tour sur le site du Parisien, décidément très au fait de la chose aéronautique en ce moment, avec un article qui montre qu’il se passe quelque chose avec les créneaux, puis un autre plus orienté sur la personnalité de CHR que l’on dit en week-end à Madrid, et qui n’est pas venu au TC vendredi dernier.

Charles-Henri Rossignol : un PDG très contesté

L’ABSENCE du patron d’Aeris, Charles-Henri Rossignol, vendredi au tribunal de commerce lors de l’annonce de la liquidation de sa société a surpris et choqué salariés et magistrats. Pour le personnel, cet épisode ajoute un trait à un personnage fortement critiqué pour ses méthodes et son management. Xavier Clavier, chef de cabine et délégué du personnel, accuse ouvertement son ancien PDG : « Nous sommes devant un énorme gâchis à cause d’un dirigeant qui a cumulé les erreurs depuis de longs mois. » L’absence de dialogue au sein de l’entreprise et des erreurs de stratégie figuraient en tête des griefs envers Rossignol. « On ne lance pas des vols vers Orly au début de l’été au moment où les réservations dans les compagnies sont au plus bas, ou on ne sous-traite pas des vols charters qui représentent l’activité la plus rémunératrice de la compagnie », relève un autre salarié. Ce sentiment d’écœurement envers un PDG sûr de lui et peu soucieux de son personnel a été conforté par son départ précipité la veille de la liquidation. « Il a fait ses cartons jeudi soir et est parti pour le week-end à Madrid sans dire un mot à ses salariés », conclut, amer, Henri Guévenou, pilote chez Aeris et délégué SNPAC.

Voir en ligne : Radiocockpit.com

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