Accueil > ACTU > Aeris pourrait avoir un avenir appelé... Aeris !

Aeris pourrait avoir un avenir appelé... Aeris !

mardi 4 novembre 2003.

La décision du Tribunal de Commerce de Toulouse de remettre à vendredi ce qu’il pouvait faire le jour même mérite quelques explications.

Après le retrait surprise de Wexford (qui semble être un grand soulagement pour les salariés), il reste 3 candidats « sérieux » pour la reprise. Trois candidats qui ont bien compris que le dossier n’était pas encore bouclé et qu’il convenait d’annoncer haut et fort le nombre d’emplois sauvés, un discours qui fait toujours une douce musique aux oreilles des politiques qui tirent les ficelles du transport aérien français.

Voici les candidats en lice tels que les décrit Radiocokpit.com :

  • Explor’air Finances, mené par Antoine Bru, qui s’intéresse au moyen-courrier. Comme nous l’annoncions ce matin, il y a eu une modification de ce projet, eu égard à l’avis émis par le CSAM (qui « demandait » 12 millions d’euros). On parle désormais de sauver 150 emplois avec 3 avions (au lieu de 210 avec 5 avions dans le projet initial).
  • Avione, le TO Suisse, qui annonce le sauvetage de 146 emplois avec un B767 et un B737. Ce projet a eu la bénédiction du CSAM, avec pourtant un joli coup de billard à 3 bandes, puisque les Suisses doivent rester minoritaires. On retrouve donc en actionnaire majoritaire Sud Airlines, ce qui sous-entend que Air mali n’est pas franchement loin. A moins de refiler les 51% restants au Président du MEDEF   qui est habitué à ces portages Franco-Suisses à « responsabilité extraordinairement limitée »... Encore une fois, il faut aller dans les forums pour y voir plus clair, mais le détour en vaut la peine.
  • Le RES (Rachat de l’Entreprise par les Salariés) dont le projet a fusionné avec SFA et Mond’Airlines, avec 4 avions et 232 emplois, qui arrive avec plus de 6.000 heures de vol « vendues » à un TO parisien (Jet Tours selon nos information), et qui conserverait deux lignes d’Aeris Express de Orly vers Toulouse et Nice. Un projet qui s’inscrit dans une logique plus raisonnable, au moins sur le plan financier, mais qui présente l’extrême désavantage de ne pas avoir été repéré par le CSAM.

Il faudra donc trouver une ruse pour éviter au Conseil de perdre la face, et c’est certainement l’enjeu de ce délai de réflexion pris par le TC de Toulouse. On pourra toujours dire que le projet tel qu’il a été présenté au TC n’a plus rien à voir avec ceux présentés au CSAM, qui lui-même pourra répondre que le nouveau projet est formidable.

Un ministre quelconque devrait même pouvoir trouver matière à se féliciter de quelque chose.

Voir en ligne : Radiocockpit.com

aller en haut de page

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0