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AF-KLM : Pôle d’attraction

vendredi 24 octobre 2003.

L’édito d’Air et Cosmos rappelle que cette union ne sera pas simple, elle sera même d’une grande complexité en raison des multiples problèmes à résoudre. Cette fusion, nouveau dans l’aérien, est révélateur de deux tendances lourdes.

Si le fait que la compagnie française soit toujours majoritairement détenue par l’Etat français en est le principal, il ne faudra pas négliger les autres qui portent sur la différence dans la taille et la santé financière des deux entreprises, les flottes d’avions disparates, leurs activités de maintenance, le statut du personnel, les liens avec les compagnies aériennes américaines, et l’arrivée éventuelle d’Alitalia pour un mariage à trois.

Deux tendances lourdes

La première, c’est que le paysage aérien, comme on le connaît en Europe depuis toujours, est en train de voler en éclats. Les compagnies nationales, considérées comme les porte-drapeaux des nations, sont en train de se fondre dans un ciel européen bientôt unique. Le mariage entre deux compagnies nationales semble désormais possible quand c’est une solution pour assurer sa survie. Car, dans une Europe qui milite pour une “libéralisation réglementée”, il devient désormais utopique de continuer à faire vivre des compagnies qui n’ont plus la taille critique. Déjà certaines, telles Sabena ou Swissair, ont disparu du paysage ou tente de renaître sous d’autres formes. Tandis que d’autres, comme Olympic, ne doivent leur survie qu’à un acharnement thérapeutique qui ne pourra durer. Le probable mariage Air France-KLM-Alitalia sera le premier exemple de ces fusions transfrontalières qui vont certainement se multiplier avec l’ouverture de l’Europe à 25.
La seconde est la reconnaissance, par la communauté internationale, d’Air France comme compagnie aérienne de référence. Car après avoir tenté sa chance auprès de British Airways, pourtant considéré comme une icône du transport aérien par les analystes de la City, puis auprès d’Alitalia, la compagnie batave, réputée pour sa rigueur et sa détermination, a préféré lier son destin à celui d’Air France. Tout comme la compagnie transalpine, pour laquelle le Premier ministre italien envisage une privatisation rapide.

En affichant pour la sixième année consécutive des bénéfices conséquents en dépit des turbulences que connaît le secteur, Air France a tout pour être un pôle d’attraction très séduisant.

Jean-Pierre Casamayou
Rédacteur en Chef d’Air & Cosmos

Voir en ligne : Air et Cosmos

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