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Toujours pas de repreneur déclaré pour la compagnie aérienne AERIS

jeudi 16 octobre 2003.

Le compte à rebours s’égrène pour AERIS, dont le sort sera définitivement scellé le 28 octobre prochain. On saura alors si la compagnie aérienne toulousaine, placée en redressement judiciaire depuis la fin septembre, sera cédée ou purement et simplement liquidée.

Pour l’heure, la période de recherche d’un repreneur n’est donc pas terminée. Toutefois, selon nos informations, il semble qu’une première réunion, qui avait lieu cette semaine au tribunal de commerce de Toulouse, n’a pas permis de faire évoluer la situation. A l’issue de cette entrevue, il apparaît que cinq lettres d’intention ont été adressées à l’administrateur judiciaire par des candidats repreneurs. Deux de ces offres portent sur la totalité des activités de la compagnie aérienne, c’est-à-dire les vols charter et les vols réguliers à bas coût (Aeris Express). Les trois autres visent uniquement l’activité charter. Hélas, aucune de ces lettres d’intention n’est assortie d’un dossier de reprise en bonne et due forme. L’administrateur judiciaire nommé par le tribunal de commerce a donc invité les repreneurs potentiels à revoir leur copie et à présenter, dans les jours qui viennent, une proposition exhaustive. Si tel n’était pas le cas, la liquidation judiciaire serait alors prononcée.

Des avions insuffisamment remplis

Dans le même temps, AERIS peine à rentabiliser ses vols, dont le taux de remplissage a sensiblement chuté depuis que les dirigeants de la société ont annoncé qu’ils déposaient leur bilan. Aujourd’hui, le transporteur ne remplit ses avions qu’à hauteur de 46 à 49 % sur la ligne Toulouse-Orly, contre 80 % pour ses concurrentes Air France et EasyJet. Les 450 salariés d’Aeris sont inquiets : « Tout le monde est dans l’expectative, à l’intérieur comme à l’extérieur de la compagnie, expliquait hier l’un deux à « La Dépêche ». Si nous disparaissons, nous savons bien qu’Air France peut absorber une partie des passagers que nous transportons actuellement. Et EasyJet n’attend qu’une chose : que l’entreprise soit liquidée pour prendre sa place… sans reprendre son personnel ».

En cas de disparition d’Aeris, la grande gagnante serait en effet EasyJet, qui n’a jamais fait mystère de son intention de développer fortement son offre sur la liaison Toulouse-Paris. Et à terme, d’ouvrir, au départ de la ville rose, deux vols quotidiens vers Londres à partir du 26 octobre, et progressivement, de relier la capitale régionale à Genève, Amsterdam, Newcastle, Liverpool ou Nice.

Christian CHAUMERLIAC.

Voir en ligne : La Dépêche du Midi

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