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Air France et KLM fondent le numéro trois mondial de l’aviation

jeudi 16 octobre 2003.

Air France et KLM ont annoncé jeudi la signature de leur accord définitif de fusion, donnant naissance à la première compagnie aérienne européenne en termes de passagers transportés et au numéro trois mondial des transports aériens.

Les deux partenaires indiquent que les modalités de leur fusion sont identiques à celles qu’ils avaient annoncées le 30 septembre.

Leur rapprochement sera mis en œuvre par le biais d’une offre publique d’échange d’Air France sur KLM, qui valorise la compagnie néerlandaise à un peu moins de 800 millions d’euros. Il se traduira par la création d’une holding préservant l’identité nationale de chacune des deux compagnies.

Le groupe issu de la fusion devancera le japonais Japan Airlines System, premier transporteur mondial par le chiffre d’affaires. En termes de trafic - seul classement reconnu au niveau international - il arrivera en troisième position derrière les américains American Airlines (filiale d’AMR Corp) et United Airlines.

Au niveau européen, il devancera largement British Airways et l’allemande Lufthansa.

Mais l’opération, qui revient à une prise de contrôle de KLM par Air France, comporte aussi nombre d’incertitudes.

L’offre d’échange proposée aux actionnaires de KLM ne sera probablement pas close avant avril 2004, et certains analystes craignent qu’elle ne suscite des manifestations syndicales ou des objections des autorités de régulation européennes ou américaines.

IMPORTANT POTENTIEL A LONG TERME

Plusieurs responsables syndicaux de KLM se sont déclarés déçus par les garanties d’emploi fournies par la compagnie et pourraient engager un mouvement de grève ou d’autres mesures de contestation, même s’ils ne peuvent empêcher la signature de l’accord.

Ces incertitudes se reflètent dans le fait que l’action KLM s’échange actuellement 24% au-dessous de l’offre d’Air France.

« Le réalisme nous porte à ne pas nous attendre à quelque obstacle que ce soit, mais il y a toujours un certain risque (que le calendrier de l’opération soit perturbé) », commentait cette semaine dans une note de recherche Chris Avery, analyste chez JP Morgan.

Bien que beaucoup d’analystes considèrent qu’à court terme, les bénéfices de l’opération seront limités pour les deux compagnies aériennes et leurs actionnaires, la plupart estiment que le potentiel est important à long terme. Elle sera donc étroitement surveillée par leurs concurrents, qui pourraient s’engager dans la même voie.

D’après Nick van den Brul (BNP Paribas Equities), l’accord devrait modifier la dynamique de concurrence des transports européens. Il recommande en conséquence aux investisseurs de se retirer de British Airways et de Lufthansa au profit d’Air France, afin de tenir compte des perspectives de croissance offertes par le nouveau groupe.

Il ne s’attend pas à des objections importantes de la part des autorités de régulation et considère comme sous-estimées les synergies annuelles de 600 millions d’euros prévues à long terme par les deux partenaires.

« Le secteur est prêt pour une consolidation et compte tenu des niveaux de concurrence intenses entre les compagnies aériennes, nous sommes convaincus que les autorités de régulation se concentreront probablement sur des problèmes spécifiques de domination sur des itinéraires donnés, plutôt que de bloquer la fusion dans son ensemble », écrit-il.

Voir en ligne : Libération

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