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Pour Air Littoral, l’espoir vient désormais d’Italie

vendredi 26 septembre 2003.

Après une longue semaine de rumeurs, le fonds de pension Wexford capital a officialisé mercredi son retrait de la course à la reprise d’Air Littoral. L’Américain était pourtant annoncé comme le postulant le plus sérieux dès le dépôt de bilan du groupe et de ses filiales. Mieux, Marc Dufour, président du conseil de surveillance de la compagnie, déclarait le 21 août que la demande de mise en redressement judiciaire n’avait qu’un but : apurer les dettes publiques de la société (67 M€) pour accélérer sa cession à Wexford. Les réserves sur les risques d’une telle procédure n’étaient alors pas de mise.Las, un mois plus tard, le fonds de pension n’a pas failli à la réputation de ces sociétés d’investissement.

Après avoir déclaré être intéressé par l’entier périmètre de la compagnie, Wexford souhaitait finalement faire son marché : récupérer une douzaine d’avions (sur 32), se positionner sur Nice uniquement et réduire de trois quarts le nombre d’employés (un millier actuellement). L’acte de gestion technique du 21 août tournant au dépeçage, l’Américain a été invité par les administrateurs judiciaires à revoir sa copie. Il a préféré tourner casaque.Si elle n’émeut pas vraiment le personnel - Annie d’Acunto, secrétaire du comité d’entreprise (CE) déclarait hier préférer le départ des Américains plutôt que la cure d’amaigrissement qu’ils promettaient à Air Littoral -, cette décision ébranle grandement les tentatives de la direction pour rassurer son personnel et ses partenaires commerciaux. Dès lundi, après la prolongation par le tribunal de commerce de Montpellier de la période d’observation de la compagnie, Jean Durand, son directeur général, affirmait que le départ de Wexford allait « peut-être amener d’autres candidats ». Un discours repris mercredi par Marc Dufour. Mais qui ne plaît pas en interne. « On nous fait prendre des vessies pour des lanternes, commentait hier Franck Souvignier, secrétaire adjoint duCE. Depuis juin, on nous dit que Wexford est le sauveur. Et maintenant, son départ ne serait pas une mauvaise nouvelle ? »Pour désamorcer la grogne, un nouveau candidat a été annoncé hier aux représentants des salariés lors d’un CE ordinaire. La compagnie italienne Azzurra airlines, qui opère à partir de Milan, serait sur les rangs.

Seule précision, celle-ci posséderait de gros moyens financiers.Des bruits circulent également sur la Compagnie Corse Méditerranée (CCM), qui serait intéressée par les liaisons entre l’île de Beauté et le continent. Et par les ATR d’Air Littoral. Air France pourrait aussi récupérer les trois Fokker qu’elle exploite avec leurs équipages. Enfin, si aucun privé ne déposait d’offre ferme, les pouvoirs publics locaux pourraient être appelés à la rescousse (Midi Libre du 23 septembre). Une solution qui, si elle est actuellement à l’étude, ne semble néanmoins viable qu’à condition de scinder la compagnie entre ses activités languedociennes et provençales.Dans ce maquis de rumeurs, de fausses pistes et de vrais espoirs, Air Littoral peut encore attendre (un peu) une solution pérenne. Mais les salariés redoutent désormais le pire…

Voir en ligne : Midi libre

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