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Air Littoral dans l’expectative

mardi 16 septembre 2003.

Air Littoral se retrouve, mardi à l’issue d’un comité d’entreprise extraordinaire, dans l’expectative après les offres de reprise proposées pour la première compagnie aérienne régionale, placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Montpellier.

Affaibli par le désengagement de Swissair, la société montpelliéraine, qui compte un millier de salariés et une flotte de 32 appareils, a déposé son bilan le 21 août, faute de rembourser une dette publique de 67 millions d’euros.

Les prétendants révèlent des ambitions aussi diverses qu’imprécises, qui devraient être exposées lors d’un nouveau comité d’entreprise extraordinaire vendredi, avant l’audience du tribunal de commerce, lundi prochain.

Le fonds de pension américain Wexford, propriétaire de deux compagnies aériennes aux Etats-Unis, a demandé un report pour peaufiner son offre de reprise.

Un consortium cannois regroupé autour de la société de gestion de patrimoine NGFI (Nouvelle Génération Finances) et la société Danavia, créée par un ancien pilote d’AOM, se sont aussi déclarés non seulement pour Air Littoral, mais aussi ses filiales.

Il s’agit de l’Ecole supérieure des métiers de l’aéronautiques (ESMA), 80 salariés, et la société de maintenance, Air Littoral Industries, qui emploie 200 personnes.

« Les salariés sont inquiets. On sait qu’il y a des repreneurs, mais on ne connaît pas vraiment leurs intentions. Rien n’est finalisé. On n’a pas de garantie sur l’emploi », a déclaré à l’AFP Annie D’Acunto, secrétaire du comité d’entreprise.

Le délai réclamé par Wexford, repreneur annoncé dès le départ par Air Littoral et seul candidat à avoir eu accès aux comptes de l’entreprise, ne rassure pas le personnel. Le fonds de pension, qui avait fait de l’abandon des créances publiques le préalable pour reprendre la globalité de l’activité, a finalement changé ses plans après la liquidation judiciaire, présentée à l’époque par la direction d’Air Littoral comme une simple mesure technique pour apurer la dette.

De source proche du dossier, on indique que Wexford se propose désormais de transférer le siège social sur l’aéroport plus lucratif de Nice, Montpellier ne conservant que le centre d’appel et les services administratifs. « Si cela avait lieu, cela se traduirait sans doute par des licenciements, car tout le monde n’irait pas à Nice », a souligné Mme D’Acunto.

De plus, les Américains ne souhaiteraient pas conserver les appareils ATR de la compagnie, ce qui menace directement l’emploi de 77 naviguants.

« On ressent beaucoup d’amertume et de craintes. Notre société a un potentiel extraordinaire. Et pourtant, elle risque d’être cassée d’un coup », a déploré Stéphane Belière, délégué du syndicat des stewards et hôtesses.

La récente initiative du député UMP de l’Hérault Jean-Pierre Grand, pressant le gouvernement de favoriser la reprise d’Air Littoral par Air France, n’a pas non plus éclairci l’horizon des salariés.

Voir en ligne : AFP

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