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Le transport aérien mondial toujours dans l’ombre du 11 septembre

jeudi 4 septembre 2003.

Les compagnies aériennes ne sont toujours pas sorties de la crise provoquée par les attentats du 11 septembre 2001, auxquels certaines n’ont pas survécu, et ont dû se réorganiser pour faire face au recul du trafic et à l’augmentation des coûts liés aux nouvelles mesures de sécurité.
Les transporteurs internationaux ont perdu 25 milliards de dollars au cours des années 2001 et 2002, et devraient abandonner 6,5 milliards de dollars cette année, a indiqué début août l’Association internationale pour le transport aérien (IATA).

Ces attentats contre le World Trade Center, première utilisation d’avions civils à des fins meurtrières, ont d’abord porté un coup très rude au trafic mondial. Les flux aériens, exprimés en nombre de passagers transportés par nombre de kilomètres parcourus, ont chuté de 3,9% sur l’ensemble de l’année 2001, après avoir connu des croissances de 5,3% et de 7,6% au cours des deux années précédentes, selon IATA.

Le surcroît de charges liées au renforcement des mesures de sécurité à bord et à l’embarquement des passagers continue également de peser dans les bilans toujours très fragiles des compagnies, dont très peu ont recommencé à afficher des profits.

Selon IATA, les aménagements liés aux nouvelles réglementations en matière de sécurité ont coûté 5 milliards de dollars supplémentaires aux compagnies internationales en 2002.

En 2002, le trafic mondial s’est à peine stabilisé (-0,7%) et 2003 devrait accuser « probablement une chute », prévient William Gaillard, porte-parole de l’organisme international, signe que la tendance n’est pas encore renversée.

Aujourd’hui, les compagnies connaissent des problèmes de liquidités et de trésorerie, « surtout les petites compagnies qui n’avaient pas suffisamment de surface pour adapter leur marché », explique Didier Bréchemier, responsable transport à KPMG Consulting-Syntegra.

Le 11 septembre a en outre sonné, pour les compagnies aériennes, le début d’une série de crises multiformes marquée par le conflit en Irak, la répétition d’actes terroristes isolés et l’épidémie de pneumonie atypique.

Seuls les transporteurs disposant d’un réseau important et équilibré ont été à même de contrebalancer l’impact de ces crises successives en réorientant géographiquement leurs capacités après les secousses qui ont affecté l’Atlantique Nord puis le Moyen-Orient et enfin l’Asie.

Les compagnies aériennes ont aussi été contraintes de tailler dans leurs coûts, procédant, au cours des deux dernières années à la suppression de 400.000 emplois, selon l’IATA.

Elles ont également travaillé plus activement à des scénarios de rapprochement, esquissés lors de la création des trois grandes alliances internationales : Star Alliance, OneWorld et Skyteam.

Mais toutes n’ont pas réussi à éviter la faillite.

Les compagnies nord-américaines ont sans doute été les plus touchées à en croire le nombre d’entre elles acculées au dépôt de bilan : US Airways, cinquième compagnie mondiale en nombre de passagers transportés, d’abord, puis United Airlines (3e) et enfin Air Canada (14e).

En Europe, l’après 11 septembre a été marqué par la disparition de la belge Sabena et surtout la retentissante faillite de Swissair qui a entraîné dans son sillage des compagnies de moindre importance avec lesquelles elle avait ou avait eu des liens financiers : Air Lib, au printemps 2003, et plus récemment Air Littoral.

Voir en ligne : AFP

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