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Vague de délocalisations en Grande-Bretagne

lundi 28 juillet 2003.

Le syndicat CWU s’inquiète du déménagement en Inde des call centers.

Un éléphant rose gonflable de 4 mètres de haut est devenu en Grande-Bretagne le symbole de la lutte contre les délocalisations. Le CWU, syndicat des travailleurs britanniques de la communication, qui mène campagne contre les centres d’appels téléphoniques (call centers) implantés à l’étranger, compte promener sa mascotte, surnommée Pinky, dans toutes les villes où des grandes sociétés comme British Telecom (BT) commencent à se désengager. BT a en effet fermé 60 % de ses centres d’appels en deux ans, passant de 104 à 31 centres dans le pays avec une concentration en Ecosse.

Compétitivité. L’opérateur de télécommunications a ouvert en mai deux implantations à Bangalore (sud de l’Inde). De 750 actuellement, les employés seront 2 200 d’ici décembre. Ils sont chargés des renseignements téléphoniques et rappellent aux clients retardataires qu’il leur faut payer leurs factures. « Les projets en Inde visent à accroître la compétitivité de BT et améliorer le service aux clients », explique l’opérateur.

D’autres entreprises suivent le mouvement. « Un employé indien coûte 80 pence de l’heure, soit 1,20 euro, et la communication en Grande-Bretagne 50 pence la minute, soit 80 centimes », observe un porte-parole de CWU pour expliquer leur intérêt. Les compagnies d’assurances Aviva et Prudential ont ouvert des centres en Inde au cours des 12 derniers mois, fermant une partie de leurs sites en Grande-Bretagne. Tesco, numéro un britannique des supermarchés, a annoncé à la mi-juillet le transfert d’un centre à Bangalore, où 350 personnes seront chargées du système informatique du groupe.

Menaces. « Au moins 200 000 emplois sont menacés d’ici les prochaines années dans les secteurs des communications et de la banque, estime un porte-parole de CWU. Il n’y a aucune raison à long terme que les centres d’appels ne soient pas tous relocalisés en Inde ou en Europe centrale. » Le syndicat craint que « tout travail accompli à l’aide d’un ordinateur ou d’un téléphone [soit] menacé ». Pour CWU, la lutte contre la délocalisation est « une question de principe. Une entreprise comme BT génère ses profits grâce à ses clients britanniques, elle a donc le devoir moral de continuer à employer des travailleurs britanniques ».

Voir en ligne : Libération

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