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Les obstacles financiers menacent l’envol d’Aéris

mercredi 2 juillet 2003.

La compagnie toulousaine est invitée d’urgence à trouver 10 millions d’euros pour régler ses problèmes financiers. Nouveaux nuages dans le ciel de France. Dans un avis remis le 27 mai au ministre des Transports, le Conseil supérieur de l’aviation marchande (CSAM) se dit favorable à la prolongation de la licence d’Aéris « sous réserve que [ses] fonds propres soient renforcés au plus tard le 31 août, d’au moins 10 millions d’euros ».

A défaut, la compagnie toulousaine pourrait hériter d’une licence temporaire jusqu’au 31 octobre. Suivi par le ministre des Transports qui en a informé le 5 juin la direction d’Aéris, l’avis du CSAM repose sur un rapport de Frédéric Aladjidi, auditeur au Conseil d’Etat. Ce dernier note que, ayant récupéré à Orly 7.612 créneaux horaires d’Air Lib, la compagnie spécialisée dans le charter s’est lancée à son tour dans les vols à bas prix dans des conditions périlleuses. « Risques commerciaux. »

Après avoir repris Air Toulouse alors en liquidation en 1999, Aéris, victime de la crise du tourisme et des difficultés de son tour-opérateur Westair, a accusé en 2001-2002 une perte nette de 5,7 millions d’euros et ses dettes ont atteint 27,58 millions. Depuis novembre 2002, la société a connu ses « premières difficultés de trésorerie »,souligne le rapport. Après intervention d’un mandataire ad hoc en février, Aéris a certes bénéficié d’un échéancier de sa dette publique et parapublique, mais la compagnie fait face à « une nette dégradation de sa situation financière au cours des derniers mois qui a fait fondre ses fonds propres au-delà des 6 millions de pertes » de 2001-2002.

Dans ce contexte, le lancement des vols à bas prix, d’Orly vers Perpignan, Toulouse et Tarbes-Lourdes depuis le 2 juin, avant les lignes Orly-Nice le 5 juillet, et Orly-Toulon le 1er août, comporte des « risques commerciaux », estime le rapporteur. Sur Toulouse et Nice, EasyJet pourrait déclencher en effet une guerre des prix meurtrière pour Aéris. Confiant, Charles-Henri Rossignol ne croit pas à une telle hypothèse. « Les avions sont pleins, personne n’a intérêt à baisser les prix », explique le PDG d’Aéris. S’agissant de la situation financière, une augmentation de capital de 7,5 millions d’euros a été approuvée par l’actionnaire de référence, le fonds américain DSP Partners, et une première tranche de 2,5 millions d’euros d’ores est déjà débloquée. Quant aux vols à bas prix, « nous sommes déjà à l’équilibre avec un taux de remplissage des avions de 60 % », assure Charles-Henri Rossignol.

Voir en ligne : Site SUD Aerien CORSAIR

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