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MIDI-PYRENEES - Aéroports et réseaux ferrés étaient, hier, au cœur des discussions - Quel avenir pour les transports régionaux ?

jeudi 17 avril 2003.

La commission permanente du Conseil régional a décidé, hier, de lancer une étude qui portera sur la complémentarité de l’aéroport de Toulouse-Blagnac et de ceux de la région et des départements limitrophes. Pour les 20 ans à venir, les prévisions font état de 175 000 mouvements annuels à Blagnac dont 19 000 susceptibles d’être transférés. Selon le président Martin Malvy, les aéroports de Tarbes et Rodez sont « demandeurs » de développement. L’étude qui devrait démarrer d’ici deux à trois mois, portera notamment sur des transferts d’activités comme le fret, les charters ou les « low-coast ». Prenant en compte les préoccupations des riverains de Blagnac, concernant les nuisances sonores, dues au trafic nocturne entre minuit et 5 heures du matin, l’étude analysera la situation des aéroports internationaux en France et en Europe.

ET AUSSI LE TGV

A la suite des études présentées par le préfet, en janvier, qu’il juge « pas satisfaisantes », le président Malvy annonce des compléments d’information sur le TGV Paris-Toulouse en 3 heures, avec desserte en 1 h 30 vers Barcelone ou Marseille.

« Le président de la SNCF est favorable à une deuxième génération d’études sur ce TGV » a indiqué Martin Malvy, au lendemain de son entrevue avec Louis Gallois. « Après la discussion parlementaire sur l’audit des transports fixé en mai, je souhaite que soient inscrites les études de conception. » « On estime le coût des infrastructures entre Toulouse et Bordeaux à 3 milliards d’euros et 2 milliards entre Toulouse et Narbonne. Pour la Région, ce serait un effort supportable d’environ 15 millions par an sur dix ans, soit le prix annuel d’un lycée à construire.. » Le président de Région a aussi défendu devant Louis Gallois la mise en œuvre du POLT (Paris Orléans, Limoges, Toulouse) remis en cause par la SNCF. Un train qui à l’horizon 2 007 mettrait Paris à un peu plus de 5 heures de Toulouse mais serait bénéfique au nord de la région : Souillac, Cahors et même Rodez. Dans le différend qui oppose la Région à la SNCF sur la disparition des personnels en gare, un expert rendra son rapport en juin. Martin Malvy plaide pour la mise œuvre d’un TER toulousain, avec des dessertes à 30-35 minutes, une alternative à un contournement routier de l’agglomération.

En visite, hier, à Toulouse pour promouvoir la nouvelle gamme tarifaire, Cécile Queille, directrice grandes lignes SNCF, s’est exprimée officiellement sur la position de l’entreprise vis-à-vis du TGV en Midi-Pyrénées : « Nous sommes extrêmement favorables à une liaison grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Le projet, en terme de potentiel de trafic, est comparable au TGV Méditerranée. » Au sujet du financement, la directrice a rappelé que c’est RFF, Réseau ferré de France, qui construit les infrastructures : « Nous achetons le matériel roulant nécessaire pour accompagner la montée du trafic. » Le directeur régional Alain de Tessières a précisé : « Dès que le premier TGV roule, la SNCF participe au financement par le biais du péage. Nous remboursons RFF du prix de construction de la ligne. C’est la loi. »

La SNCF a aussi émis le souhait que les caractéristiques de la nouvelle ligne permettent de descendre au-dessous du seuil des 3 heures sur Paris-Toulouse !

Henri BEULAY et Patrick DESPREZ..

Voir en ligne : La dépêche du Midi

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