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Norwegian Air Shuttle : une low-cost qui veut remplacer ses hôtesses scandinaves par des asiatiques moins chères

samedi 27 avril 2013.

La Tribune nous apprend que la compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle a annoncé jeudi qu’elle envisageait d’immatriculer ses futurs appareils long-courrier en Irlande afin de réduire ses coûts en contournant la loi norvégienne qui limite ses possibilités d’employer des équipages asiatiques.

Alors que des milliers de postes de supprimés par les compagnies classiques (Air France, Lufthansa, Iberia, SAS...), une nouvelle menace surgit pour l’emploi des salariés du transport aérien européen, en particulier pour le personnel navigant. Si ces derniers, contrairement au personnel au sol, ne sont pas touchés par le développement des « e-services » (ventes de billets et enregistrement sur Internet...), certains craignent d’être un jour remplacés par du personnel plus flexibles ou moins coûteux, issu de pays où les salaires et les charges sociales sont plus bas.

  La tentative de Lufthansa d’employer des intérimaires

Après la tentative avortée de Lufthansa l’an dernier d’employer du personnel navigant intérimaire, c’est Norwegian Air Shuttle qui attire aujourd’hui toutes les attentions. La compagnie à bas coûts norvégienne qui vient de créer une filiale long-courrier pour lancer cet été des vols vers les Etats-Unis et la Thaïlande, souhaite embaucher pour cette activité long-courrier des équipages asiatiques, moins coûteux que leurs homologues scandinaves. Une réflexion qui suscite la colère des syndicats qui crient au dumping social en violation de la réglementation norvégienne.

Confirmant les informations du journal économique danois Dagens Naeringsliv, la compagnie a indiqué jeudi qu’elle envisageait d’immatriculer ses futurs appareils long-courriers (8 Boeing 787 dont cinq en leasing et trois en propriété propre) en Irlande, en contournant la loi norvégienne qui limite ses possibilités d’employer des équipages asiatiques. Selon Dagens Naeringsliv (DN), l’autorisation pour une compagnie certifiée en Norvège d’opérer des appareils enregistrés dans un autre pays ne peut être que temporaire et, en cas de statu quo, Norwegian serait à terme obligé d’enregistrer sa filiale long-courrier en Irlande également. La compagnie a donc envoyé un courrier à l’autorité norvégienne de l’aviation civile pour lui demander d’autoriser « la location d’un appareil qui serait selon toute vraisemblance enregistré dans le registre aérien irlandais », lequel permettrait cette pratique pour effectuer ses nouvelles liaisons. Concernant les avions, Norwegian attend la livraison de son premier B787 courant juin, avec près de deux mois de retard sur le calendrier de livraison initial. Pour ne pas retarder le début de l’exploitation des vols vers New-York et Bangkok, la compagnie a décidé de louer deux Airbus A340 auprès du loueur portugais HiFly.

 Marine marchande

Si l’application de ce type de mesures ne peut qu’entraîner des conflits sociaux au sein des compagnies aériennes, son évocation en dit long sur la réflexion en cours au sein des transporteurs européens pour trouver des solutions pour combler leur manque de compétitivité par rapport aux acteurs des pays tiers, du Golfe ou d’Asie en particulier. Parmi la palette des hypothèses sur l’évolution du transport aérien européens, certains observateurs n’hésitent pas à évoquer le scénario du pire : celui la marine marchande où les entreprises européennes créent des filiales à l’étranger pour embaucher localement. Des sortes de multinationales avec peu ou pas d’employés dans leur pays d’origine.

Voir en ligne : LaTribune.fr

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