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Le parquet appuie une passagère assignant Air France pour discrimination

vendredi 18 janvier 2013.

La compagnie Air France comparaissait jeudi à Bobigny pour discrimination, assignée par une militante pro-palestinienne débarquée à la dernière minute d’un avion pour Tel Aviv après avoir répondu, à des questions de l’équipage, qu’elle n’était ni Israélienne ni Juive.

Une militante pro-palestinienne, qui a assigné Air France pour discrimination pour avoir été débarquée d’un vol en direction de Tel-Aviv après qu’elle eut répondu par la négative à la question de savoir si elle était juive, a reçu jeudi l’appui du parquet à son procès à Bobigny. « A partir du moment où Air France, et peu importe si elle agit à la demande d’Israël, s’arroge le droit de poser des questions sur la nationalité et de surcroît sur la religion, elle commet à mon sens le délit de discrimination », a dit le procureur Abdelkrim Grini, demandant la condamnation de la compagnie.

Le procès s’est tenu jeudi après-midi devant le tribunal correctionnel de Bobigny après une citation directe, procédure permettant à une victime présumée de saisir directement un tribunal. La citation a été délivrée par Horia Ankour, une élève-infirmière de 30 ans qui souhaitait se rendre en Israël le 15 avril 2012 pour participer à une opération « Bienvenue en Palestine » organisée par des militants pro-palestiniens. Ceux-ci avaient en quasi totalité été refoulés par les autorités israéliennes.

Alors que l’avion s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Nice, une préposée d’Air France était venue lui demander si elle avait un passeport israélien puis, sa réponse étant négative, l’avait prise à l’écart pour lui demander si elle était juive. Mme Ankour avait été débarquée après avoir répondu « non ». Elle figurait sur une liste de personnes indésirables en Israël et aurait très probablement été expulsée par les autorités israéliennes à son arrivée sur leur territoire. Même si ces questions lui ont été dictées par les autorités israéliennes, la compagnie « était parfaitement en droit de refuser » de les répercuter, selon le procureur. L’avocat de la compagnie, Me Fabrice Pradon, a quant à lui assuré que la compagnie voulait « protéger » sa cliente contre son placement en rétention en Israël. « En aucun cas Air France n’a voulu porter atteinte à la dignité de Mme Ankour », a-t-il dit, soulevant plusieurs objections de procédure. La décision doit être rendue le 21 mars.

TF1 News

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