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COMMUNIQUE DE PRESSE SUD AERIEN AIR FRANCE 22 AOÛT 2005 16H30

AU SUJET DU CRASH DE TORONTO

mardi 23 août 2005, par Bureau national .


Deux drames ont affecté récemment la compagnie Air France et ses personnels : celui de l’accident mortel d’une hôtesse le 1er février à Orly et le crash de Toronto, le 2 août. Dans ces deux cas, les procédures sont les mêmes : ouverture d’enquêtes par les autorités compétentes et instruction judiciaire. Dans les deux cas, la responsabilité d’Air France peut se trouver engagée.

Or, le traitement social de ces deux drames par le président Spinetta est parfaitement différencié et discriminatoire.

Dans le 1er accident, le PDG de l’entreprise n’attend ni l’ouverture des enquêtes, ni la désignation du juge d’instruction pour accuser publiquement l’un des agents de Piste (personnel au sol) présent sur le vol d’être l’unique responsable de la chute de l’hôtesse. Pour cela, il n’hésite pas à organiser une conférence de presse et à multiplier les accusations dans ses communications internes. 10 jours seulement après l’accident, il entame une procédure de licenciement contre l’agent qui se trouve finalement licencié le 11 avril. A ce jour, l’’instruction judiciaire est toujours en cours et le BEA n’a pas encore conclu.

Dans le crash de Toronto du 2 août, la compagnie, dans un flash interne, s’empresse dès le lendemain de féliciter l’équipage technique et commercial et de mettre en garde contre d’éventuelles rumeurs en affirmant que « A ce stade, il est prématuré d’évoquer les causes de l’accident. Les différentes enquêtes qui vont être menées permettront de les préciser ». Deux autres bulletins internes accusent les médias de « relayer des hypothèses, des affirmations.. », « allégations » que la compagnie juge « prématurées ».

Ces précautions restent vaines car les déclarations (issues d’Air France même) se multiplient ce qui provoque un nouveau bulletin interne que nous vous livrons in extenso :

« A PROPOS DU VOL AF 358

Dans le déroulement de toute enquête concernant un accident, la règle est de ne pas intervenir afin de laisser les commissions travailler en toute sérénité.
Air France entend respecter cette règle et regrette que certains l’enfreignent par des déclarations ou la communication d’informations
qui pourraient être reliées à l’enquête. »

Or, ce serait l’attitude des pilotes (personnel navigant) du vol AF 358 qui sembleraient faire l’objet d« allégations » et d’« affirmations ».

SUD Aérien estime logique et juste que la direction d’Air France tente de mettre fin à des accusations non fondées, refuse toute intervention pour ne pas influencer le travail des commissions et affirme attendre les résultats des enquêtes sur les causes de l’accident.
Mais pour la direction d’Air France, ce simple droit démocratique à la plus élémentaire des justices vaut pour son personnel navigant, pas pour son personnel au sol.

SUD Aérien pensait abandonnée l’archaïque opposition entre les « rampants » et les « volants » dans le monde de l’aérien. Or, ce clivage reste toujours d’actualité pour la direction d’Air France. En discriminant totalement deux de ses salariés, l’un navigant l’autre pas, elle l’a remis au goût du jour en opérant un véritable déni de justice.

SUD Aérien réclame la justice POUR TOUS et exige la réintégration immédiate de l’agent de Piste.

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