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La loi de Peter ? Pas pour les mécanos !

mardi 7 juin 2005, par Bureau national .


Vendredi dernier avait lieu une réunion entre la direction et les organisations syndicales, au sujet de l’analyse des derniers résultats de l’examen de technicien B2. Son existence soulève encore de nombreuses polémiques aussi bien sur le fond que sur la forme.

Contrairement à la filière logistique notamment, l’outil de sanction du passage du statut d’agent à celui de technicien est un examen théorique et pratique, censé mesurer le niveau de connaissances du candidat et ainsi décider si ce dernier est apte ou non à passer technicien. Or depuis des années, l’examen a rencontré son lot de réfractaires, contestant de plus en plus le contenu des épreuves, la critique récurrente étant l’inadaptabilité des questions par rapport aux métiers.

Mais le point le plus important reste encore la nécessité de conserver un tel outil alors que le passage d’un niveau à l’autre pourrait tout aussi bien être fait naturellement, au vu de l’expérience professionnelle d’une personne. En effet, beaucoup exercent déjà la fonction désirée sans en avoir le titre et se retrouvent donc obligés de s’inscrire aux épreuves afin d’officialiser leur statut. Et c’est là que se pose la problématique car l’examen s’avère particulièrement redoutable alors qu’il devrait relever de la simple formalité !

Aux dires de nos dirigeants, l’examen est censé reconnaître les compétences d’une personne dans sa fonction. Par conséquent, échouer à cet examen signifie être incompétent !

Pour reprendre un exemple cité par un responsable des Ressources Humaines lors de cette réunion, échouer à l’examen du permis de conduire, même de très peu, ne vous permet pas de conduire un véhicule car vous n’avez pas fait preuve des compétences nécessaires…

Question  : Pour quelle raison, la direction laisse donc un salarié continuer à exercer sa fonction si elle le juge, à travers l’examen, inapte et incompétent ?
Alors que le fer de lance de notre entreprise se prénomme qualité et son cheval de bataille, la sécurité, nos chers dirigeants, apparemment très contents des derniers résultats à l’examen puisqu’en légère hausse ( environ 50 % de réussites ou d’échecs à vous de voir ! ), sont heureux de vous annoncer que cette année, la moitié seulement des candidats sont des incapables !

Réponse  : Parce qu’évidemment, nos avions volant aussi bien sinon mieux que ceux de la concurrence, le salarié se présentant à l’examen possède déjà toutes les qualités du technicien, l’expérience et la responsabilité en plus. Le seul élément que le candidat ne possède pas : Le salaire !
Et c’est là que le bat blesse : Il est bien plus rentable de ne délibérément pas reconnaître les compétences d’une personne par rapport à son poste, tout en lui laissant gracieusement occuper ce dernier pour une bouchée de pain ! Bien entendu, la direction n’analyse pas ce phénomène de la même manière, se réfugiant inéluctablement derrière le terme de « polyvalence ».

Concernant l’examen en lui-même, Sud Aérien demande :

  • La suppression de la limite des passages à l’examen ( actuellement fixée à trois ).
  • Une révision totale des questions, jugées inadaptées.
  • L’anonymat de l’épreuve théorique ainsi qu’un droit de regard sur son corrigé.
  • La suppression de l’épreuve théorique pour les personnels de plus de 45 ans.

Sud Aérien demande également à ce que tout salarié puisse avoir le choix entre :

  • soit la passation à l’examen.
  • soit l’attribution automatique du titre de technicien au vu de son expérience professionnelle, au bout d’un certain temps d’ancienneté.

Enfin, Sud Aérien demande la réouverture des négociations sur tous ces points.

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