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COMMUNIQUE DE PRESSE SUD AERIEN
du 15 AVRIL 2005

ACCIDENT MORTEL ORLY DU 1er FEVRIER 2005 : <BR>Air France est à nouveau épinglée !

jeudi 14 avril 2005, par Bureau national .


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Après le rapport de l’inspecteur du travail de Roissy indiquant les manquements d’Air France à la sécurité, après les injonctions sévères du Directeur régional du travail enjoignant à la compagnie de modifier les matériels et de revoir certaines de ses procédures de sécurité, SUD Aérien prend connaissance d’un courrier de la CRAMIF (Caisse Régionale d’Assurance Maladie d’IDF) adressé à Air France faisant état de l’utilisation des escabeaux autotractés « avec une visibilité réduite à l’arrière et aucune sur la plate-forme de l’escalier » et demandant, entre autres, que « tout déplacement des escaliers ne présentant pas une visibilité complète se fasse avec l’assistance d’une personne formée, guidant la manœuvre après s’être assurée que la porte de l’avion reste bien fermée. »

Il est important de noter que ces 3 rapports successifs exigent tous d’Air France une « vigie » au pied des escabeaux autotractés (à titre conservatoire pour le DRTE), demande formulée dès le lendemain de l’accident par les Comités d’Hygiène et de Sécurité des personnels au sol et navigants mais que la direction d’Air France persiste encore aujourd’hui, à refuser de mettre en place. Cette vigie est pourtant exigée par la procédure générale de sécurité PGK 42-10, procédure non respectée par Air France lors de l’accident mortel de notre collègue PNC   le 1er février et qui aurait pu éviter l’accident.

Au fur et à mesure de l’avancée des enquêtes et de la publication des rapports, la preuve est faite qu’Air France ne peut plus continuer à nier ses carences et ses manquements aux règles et procédures de sécurité. Le licenciement de l’agent de piste auquel elle vient de procéder apparaît comme de moins en moins crédible et de plus en plus comme un moyen de sauvegarder ses propres intérêts quitte à sacrifier un simple agent.

SUD Aérien se trouve d’autant plus conforté dans sa décision de répondre à ce déni de justice par un mouvement de grève des personnels d’Air France le plus large dans les prochains jours. Hier soir, les agents de piste d’Orly ont massivement et spontanément débrayé en réaction contre l’injustice flagrante faite à leur collègue licencié. Une pétition initiée par SUD Aérien pour obtenir des garanties de sécurité et pour protester contre le licenciement de l’agent de piste a déjà recueilli 1200 signatures.


COMMUNIQUE DE PRESSE SUD AERIEN
DU 14 AVRIL 2005

L’affirmation de SUD Aérien que, depuis la chute mortelle de notre collègue PNC  , la direction d’Air France était plus à la recherche d’un coupable qu’à la recherche de la vérité se trouve aujourd’hui malheureusement confirmée. L’agent de piste, jugé seul coupable de l’accident par le président SPINETTA lui-même, vient de recevoir sa lettre de licenciement « sans préavis ni indemnités ».

Alors que les enquêtes judiciaires sont encore en cours, que l’instruction est loin d’être close, que les responsabilités ne sont pas encore établies, que les différentes enquêtes sont confrontées à des témoignages contradictoires, Air France s’autorise à dire le droit à la place de la justice !

Ce comportement scandaleux de la part de la direction d’Air France signifie le rejet de ses propres responsabilités en désignant un bouc émissaire, alors que le directeur régional du travail des transports, M. Surmely, a adressé le 31 mars un courrier au président Spinetta pour lui signifier les mesures de sécurité qu’il juge nécessaires concernant l’emploi des escabeaux autotractés, ainsi que certaines procédures de sécurité.

Notamment : « En dépit des mesures déjà prises, un risque de chute de hauteur subsiste, soit depuis la porte de l’avion, soit depuis le palier ou l’escalier, alors que le conducteur procède à son retrait »  ; « Avant la manœuvre de recul, interdire l’accès au bas de l’escalier au moyen d’un dispositif matériel s’opposant efficacement au passage d’une personne. Compléter par un signal alertant le conducteur en cas d’ouverture de ce dispositif. A défaut d’un tel dispositif, le conducteur devra être autorisé à effectuer la manœuvre de recul par une personne désignée pour effectuer la surveillance de l’escalier » ; « Généraliser à l’ensemble du parc la mise en place des panneaux de sens interdit déployables ».

Lors de la réunion des syndicats convoquée par le président Spinetta le 5 avril, ce dernier a soigneusement omis de lire ces passages cités ci-dessus aux représentants syndicaux, reconnaissant ainsi par défaut les carences importantes en matière de sécurité.

La décision d’Air France de retirer définitivement du parc, dans les prochains mois, les escabeaux du même type que celui utilisé lors de l’accident mortel de notre collègue, prouve le bien fondé de nos assertions concernant la nécessité d’agents supplémentaires effectuant la tâche spécifique de « vigie », procédure obligatoire que reconnaît Air France pour l’utilisation des nouveaux types d’escabeaux.

SUD Aérien mettra absolument tout en œuvre pour dénoncer et faire annuler ce déni de justice patronale, nous sollicitons l’ensemble des personnels et des organisations syndicales pour une riposte commune à la hauteur de cette injustice.

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