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COMMUNIQUE DE PRESSE SUD AERIEN 23 FEVRIER 05

REPONSE AU MINISTRE DE ROBIEN

mercredi 23 février 2005, par Bureau national .


Par une déclaration dans les médias, ce matin, et suite à la publication du rapport de l’inspecteur du travail, le ministre De Robien accuse publiquement les agents de piste de ne pas respecter les procédures de sécurité, dégageant ainsi Air France de toute responsabilité.

Or, le rapport de l’inspecteur du travail qualifié de « provisoire » par le ministre est en réalité une procédure de mise en demeure, c’est à dire une injonction de l’Administration à Air France de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés de l’établissement. SUD Aérien rappelle que cette procédure de mise en demeure a été déclenchée suite à une enquête fouillée de l’Administration et que les deux Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de travail personnels au sol et personnels navigants (CHSCT) ont déclenché des procédures de « danger grave et imminent » exigeant d’Air France le respect d’au moins l’une des procédures de sécurité.

En réalité, le président Spinetta, aujourd’hui maladroitement soutenu par le ministre des Transports, cherche à échapper à sa responsabilité d’employeur. En effet, le 1er février, lors de l’accident mortel de notre collègue, Air France n’a pas respecté deux procédures pourtant agréées par la DGAC   : l’une, procédure locale Orly exigeant un effectif minimum de 3 agents de piste pour le traitement des arrivées des vols Airbus A319 ( moyen porteur bagages vrac), l’autre exigeant la présence d’un agent de piste au pied de l’escabeau lors de son retrait afin de commander la marche arrière de cet équipement qui ne dispose ni de visibilité vers le haut , ni de visibilité arrière. Le respect de cette dernière procédure de sécurité aurait, à elle seule permit d’éviter la chute de notre collègue.

SUD Aérien rappelle que l’employeur est seul responsable des conditions de travail imposées à ses salariés et plus particulièrement à ces agents de piste. Air France persiste à refuser d’appliquer ses propres mesures de sécurité malgré les injonctions de l’inspecteur du travail et des CHSCT, prenant ainsi consciemment et de manière délibérée, le risque d’un nouvel accident.

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