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RAFFARIN : DROIT DANS SES BOTTES LIBERALES

mercredi 28 juillet 2004, par SOLIDAIRES .


Lors de sa conférence de presse du 28 juillet 2004, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’est livré à un exercice d’autosatisfaction du bilan de ses gouvernements.

Il a qualifié son gouvernement de « force qui va et qui sait où elle va ». Raffarin se satisfait ainsi d’avoir mené une politique ultra-libérale, de casse de notre modèle social, de destruction des services publics, d’atteinte aux droits des salariés, des chômeurs , des précaires.

Le chef du gouvernement a distingué les trois temps de son action gouvernementale. Pour les salariés, pour tous les citoyens, ces temps gouvernementaux sont autant de motifs d’insatisfaction.

 « Le temps des réformes régaliennes » :

Raffarin continue à se prévaloir d’avoir restaurer l’Etat par les actions de son gouvernement en matière de sécurité, or les lois adoptées jusqu’à maintenant ont surtout été l’occasion pour le gouvernement d’installer des mesures répressives et sécuritaires qui visent à réduire les libertés des moins aisés des citoyens, des
exclus...

 « La renaissance de notre pacte social » :

La destruction de notre système de protection sociale (retraite, assurance maladie) est entamée largement par les lois adoptées malgré l’hostilité de l’opinion publique. Sous des habits de sauveur, Raffarin a commencé à brader la protection sociale.

 « Le temps de l’intelligence et de la tolérance » :

Comment peut-on prétendre aider à l’éducation et à la recherche quand des milliers d’emplois sont programmés de disparition à l’Education nationale comme dans les services publics .

Comment assurer la tolérance quand la politique menée aggrave les fractures sociales, ce qui contribue à menacer le pacte républicain ?

Comment peut-on prôner la tolérance quand on feint le dialogue social pour finalement appliquer la ligne la plus antisociale ?

D’ores et déjà , le Premier Ministre ne peut être crédible sur un pacte social, alors même que le projet de loi de finances pour 2005 risque de voir ralentir l’harmonisation des SMIC en échange de cadeaux aux entreprises, que des milliers d’emplois publics vont être supprimés dégradant de plus en plus fortement le service public, que le droit des salariés à se défendre est contesté, que la réduction du temps de travail est remise en cause...

Jean Pierre Raffarin en qualifiant son gouvernement de « force qui va et qui sait où elle va » a dit la vérité. Cette force est libérale, antisociale et favorise l’intérêt d’une minorité de particuliers au détriment de l’intérêt général. Au milieu de ses tourments personnels, Monsieur Raffarin pourra compter sur au moins un satisfait : Ernest -Antoine Seillères le président du MEDEF  .

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