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Servair SA : Accord sur le développement professionnel et la formation des personnels Employés et Maitrise

Un accord pourri !!!

vendredi 23 avril 2004, par SUD Aérien Servair 2.


SUD Aérien le dit clairement, haut et fort, l’accord proposé par la direction, intitulé « Accord sur le développement professionnel et la formation des personnels Employés et Maitrise de Servair SA » est un accord ... pourri !!

Si des organisations syndicales osent signer cet accord, alors elles prendront la responsabilité de co-gérer avec la direction une nouvelle régression sociale au sein de Servair !

CELA SUFFIT ! Trop d’organisation syndicales de Servair se comportent décidément comme des véritables serpillères et causent un tort considérable aux salariés de l’entreprise, en signant les yeux fermés tout et n’importe quoi !

Rappelons l’accord RTT de 1999 du groupe Servair-OAT, signé par plusieurs syndicats, notamment chez OAT et qui prévoyait 35 H payées 35 pour les nouveaux embauchés ainsi que l’attribution du 14e mois après plusieurs années d’attente ! Heureusement que les jeunes de la boîte se sont bougés les fesses pour défendre leurs revendications, bien que le 14e mois ne soit pas réglé pour eux !

Il est vrai que l’accord de droit syndical Servair prévoit tout pour « anesthésier » les syndicats en accordant des ordinateurs et des téléphones portables ainsi que des sommes conséquentes ! SUD Aérien ne mange pas de ce pain là !

Pour ce qui nous concerne, alors que Servair vient de perdre devant la Cour de Cassation( plus haute juridiction ) la remise en cause de notre représentativité, la direction tente à nouveau de nous interdire de parole ...et d’actions, devant le tribunal d’Instance d‘Aulnay.

Cela ne nous fait pas peur, SUD Aérien fait maintenant définitivement partie du paysage syndical à Servair, que cela plaise ou non à la direction !

Pourquoi cet accord est un très mauvais accord pour les salariés :

  • Tout d’abord, pourquoi cette refonte des filières et des emplois chez Servair, et pourquoi maintenant ? Ce n’est certainement pas sans cause commune avec la privatisation d’Air France, dont Servair est filiale : cet accord sert de laboratoire social pour Air France alors que ses salariés vont être transférés dans la Convention Collective du transport aérien privé.
  • Justement, quelles sont les garanties que Servair reste filiale d’air France après la privatisation de cette dernière ?
  • Et pourquoi les agents de Servair sont-ils rattachés à la Convention Collective Nationale (CCN) des entreprises de restauration de collectivités sur leur feuille de paie, à la CCN des chaînes d’hôtels et de restaurants dans les accords Servair ... alors que nous devrions être rattachés à la CCN du transport aérien privé ?
  • En fait, tout est dit dans le préambule de l’accord en question : « Servair n’a de cesse d’assurer une meilleure maîtrise des ses coûts de revient, d’adapter ses ressources humaines, matérielles et financières en les qualifiant avec précision » . 
    Cela signifie tout simplement de modifier l’organisation et les conditions de travail ainsi que les rémunérations pour que les salariés coûtent moins cher à l’entreprise !!
  • Toujours dans le préambule, la direction affirme vouloir inscrire cet accord dans « l’esprit de la réforme de la formation professionnelle continue » : il s’agit d’un - mauvais - accord national signé par les 5 confédérations CGT, CFDT  , FO, CFTC, CGC et qui prévoit, entre autres, la formation professionnelle en dehors du temps de travail à hauteur de 80 H par an et payées ... à 50 % !
  • Cet accord contient des dispositifs absolument scandaleux, comme le « salaire d’accueil » et la « période d’adaptation » : tout nouvel embauché subit une période d’adaptation de 9 mois reconductible 3 mois, si la hiérarchie le juge nécessaire, à 94 % de la valeur du point !!
    Cela veut dire une période d’essai, légalement prévue de 1 mois pour les employés et ouvriers, portée à un an avec un salaire inférieur au salaire normal correspondant à l’emploi ... Bonjour les économies pour la direction.
  • Les remplacements temporaires sur un poste supérieur en rémunération ne seront pas compensés par une prime pour les durées inférieures à 15 jours, et dans le cas de remplacements successifs inférieurs à cette durée, la hiérarchie pourra « le cas échéant » verser la prime à l’agent ... Encore des économies, et une prime compensatoire à la « gueule du client ! »
  • Dans le cas d’un remplacement supérieur à 15 jours, la prime compensatoire correspondant à la différence des salaires ne pourra dépasser un « plafond de 75 € » ! Encore et toujours des économies sur le dos des agents !
  • Un « passeport professionnel » sera mis en place, incluant notamment les remplacements temporaires effectués : s’agit-il d’un « livret ouvrier » comme au 18e siècle, avec des bonnes notes pour les «  bons » éléments et des mauvaises notes pour les « mauvais » ? Faudra t’il se goinfrer des centaines de remplacements temporaires, non ou peu payés, pour obtenir un reclassement sur un poste plus qualifié ?
    Le projet d’accord insiste beaucoup sur la « formation », mais il est écrit que « les actions de formations professionnelles » doivent favoriser la « mobilité » ...

En fait, la seule « carotte » proposée aux syndicats et aux agents est que chaque repositionnement des agents dans les nouvelles grilles d’emplois, entraînera une revalorisation minimum du salaire de base de 15 € pour un plein temps ( soit 12€ nets ) !
En contrepartie : hyper polyvalence, flexibilité et mobilité au moindre coût ! Il s’agit d’un marché de dupes. Pour SUD Aérien, ni dupes ni soumis(e)s, nous mettrons tout en œuvre pour informer les salariés et envisager, ensemble, des actions communes !

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