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Politique revendicative

mardi 16 décembre 2003, par Bureau national .


 POUR LE PLEIN EMPLOI : LUTTER CONTRE LA PRECARITE

La déréglementation sociale se mondialise sous l’impulsion d’un capitalisme sauvage mis en œuvre par les multinationales et de puissants lobbies financiers, aidés par des institutions internationales ( FMI, Banque mondiale …) et bénéficiant de politiques libérales menées par les pays les plus riches ! Plus que jamais, la réduction des coûts par les suppressions d’emplois et les licenciements, considérés comme « variables d’ajustement », sous le prétexte de réduire les contraintes et libéraliser les marchés, ont pour but de réaliser le maximum de profits.

Dans ce contexte, l’emploi est particulièrement visé : développement de la précarité au travers de contrats à durée limitée, de travail à temps partiel imposé, d’intérim, du non-respect des législations du travail. Les salariés sont mis en concurrence, les entreprises externalisant leurs activités en fonction du « moins-disant » social.

Le niveau de précarité en France ne cesse de s’aggraver depuis des années et touche essentiellement les femmes et les jeunes faiblement diplômés, les travailleurs immigrés.

SUD Aérien revendique :

    • Le droit à l’emploi pour toutes et tous : en lien avec les associations de lutte contre le chômage (AC ! APEIS, …). L’activité et la croissance des entreprises doivent favoriser la création d’emplois et non pas servir à augmenter les dividendes des actionnaires.
    • La mise en œuvre d’un vaste plan de créations d’emplois socialement utiles et réellement qualifiés pour faire face à l’urgence sociale : personnes âgées, jeunes en difficultés et désocialisés, exclus …
    • Le droit à l’emploi sans discrimination : SUD Aérien se prononce contre la limitation des embauches à Air France aux seuls ressortissants français et européens
  • Le droit à un emploi à durée indéterminée et à plein temps ce qui implique l’éradication du temps partiel imposé et la transformation immédiate des contrats temps partiel en contrats plein-temps,
    • Le droit à la protection des législations sociales : contrat de travail, respect des règles minimum des Conventions Collectives, protection sociale,

 CONTRE LES EXTERNALISATIONS D’ACTIVITE ET LES DELOCALISATIONS

L’externalisation des activités et les délocalisations permettent de faire sortir des règles d’emploi et de rémunération d’Air France, le maximum de salariés. L’objectif est de réduire la masse salariale (frais de personnels), seule variable d’ajustement compressible, aux dires des patrons.
Malgré les engagements du PDG d’Air France de garantir le périmètre de l’entreprise, les transferts d’activités dans des sociétés de sous-traitance françaises ou étrangères se multiplient. Aucune activité n’est à l’abri, les personnels étant (au mieux) transférés avec l’activité dans ces sociétés, les corollaires étant une perte conséquente de rémunération et d’avantages sociaux.
Le projet d’Air France de réduire le nombre de Comités d’Etablissement et de les définir en fonction des « métiers » est considéré par SUD Aérien comme le moyen d’isoler les activités et les salariés pour faciliter leurs externalisations.

Au sein des filiales d’Air France et, plus généralement des entreprises d’assistance aéroportuaire, la logique est la même : le transfert d’activités Catering de Servair dans sa filiale Bruno Pégorier ou l’installation de la filiale Prest’air dans les locaux d’OAT sont le prétexte pour dégrader les politiques salariales.

SUD Aérien revendique, dans un premier temps :

    • L’arrêt des externalisations, délocalisations et transferts d’activité et le développement du périmètre d’Air France,
    • La réintégration des activités sous-traitées et de l’ensemble des salariés qui y est affecté au sein d’Air France (L.122-12 du Code du travail). Reprise de l’ancienneté et maintien des avantages acquis pendant 15 mois (L. 132-8 du Code du travail),
    • Le droit à la meilleure Convention Collective pour tous les salariés travaillant dans le transport aérien et l’application des droits sociaux d’Air France (mutuelle, prévoyance, …) à l’ensemble des salariés du Groupe Air France.

Dans un deuxième temps :

    • La mise en place d’un statut unique des salariés du transport aérien, aligné sur le « mieux disant » social ( rémunérations, qualifications, majorations, congés, facilités de transport …)

 ERADICATION DES DISCRIMINATIONS DE TOUS ORDRES

  • TRAVAILLEURS HANDICAPES

SUD Aérien s’engage à ne signer aucun accord sur l’emploi des handicapés ne respectant pas le minimum légal d’embauches requis. Il s’emploiera à négocier l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleurs handicapés par l’augmentation des moyens financiers pour l’adaptabilité des postes de travail, la facilitation des moyens de transports et des accès aux lieux de travail, la mise en œuvre de plans de formation pour l’accès aux différentes fonctions.

  • DISCRIMINATION HOMMES/FEMMES

SUD Aérien dénonce le refus des employeurs d’éradiquer les discriminations entre les hommes et les femmes, malgré des constats de carence flagrants et les nouvelles obligations légales pourtant très peu contraignantes.

SUD Aérien revendique :

    • L’accès des femmes à tous les métiers y compris aux fonctions de haut encadrement,
    • La revalorisation des métiers dits « féminins »,
    • L’éradication du temps partiel imposé surtout aux femmes,
    • L’arrêt des discriminations pour maternité et congés parentaux sur l’avancement, la promotion,
    • L’amélioration des conditions de travail permettant de concilier vie familiale et vie professionnelle (horaires adaptés, mobilité…),
    • La création ou l’augmentation de jours de congés supplémentaires pour les familles (enfants malades ou jours père et mère de famille).
  • HARCELEMENTS SEXUEL ET MORAL

Pour SUD Aérien, les harcèlement sexuel ou moral dans le monde du travail - dont certains membres de la hiérarchie sont la plupart du temps à l’origine - constituent des abus de pouvoir caractérisés inadmissibles.
SUD Aérien se donnera tous les moyens pour mettre un terme rapidement à ce qui est devenu un véritable mode de management cautionné par les patrons.

Pour cela, notre syndicat exige :

    • l’application des textes de loi en matière d’intégration dans les règlements intérieurs de l’interdiction des harcèlements et de leurs sanctions,
    • la création de commissions CE contre toutes formes de harcèlements,
    • il utilisera tous les recours existants et notamment juridiques pour la défense des salariés.
  • RESPECT DES DROITS INDIVIDUELS ET FONDAMENTAUX

A l’heure où le gouvernement, relayé par les organisations patronales, tentent de réduire les libertés individuelles par tous les moyens y compris législatifs, SUD Aérien réaffirme son attachement aux principes fondamentaux de respect des personnes, de leur dignité et de leurs droits individuels.

Le droit à un emploi fixe et correctement rémunéré, le droit à un logement, le droit à l’accès aux soins, le droit à l’éducation, à la culture et aux loisirs constituent les bases essentielles sans lesquelles un être humain ne saurait vivre dignement.

Dans le monde du travail, le droit constitutionnel de grève, frontalement attaqué par les patrons et limité sans cesse par les décisions de justice, est fondamental et doit être réaffirmé.

SUD Aérien attaquera toutes décisions patronales ou de justice visant à en réduire l’exercice, à le contraindre ou à le criminaliser.

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