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BOYCOTEZ LES ASTREINTES AU RABAIS !!

NON A L’ACCORD D’UN SEUL SYNDICAT MINORITAIRE

jeudi 10 janvier 2002, par Bureau national .


Les négociations sur les astreintes étaient prévues par la loi AUBRY 2 du 19 janvier 2000 ; Sud Aérien n’était pas demandeur pour instaurer un système d’astreinte. Après quelques réunions fin 2000, la DRH centrale a sorti un relevé de conclusions incluant la compensation de l’astreinte non discutée auparavant. Un syndicat minoritaire du personnel au sol vient de le signer et la Direction s’est empressée d’inclure au Règlement du Personnel au Sol, cette règle des astreintes avec une rémunération au rabais. Désormais l’astreinte peut s’appliquer à tout le personnel Air France. Sud Aérien s’élève contre cet oukase digne d’une compagnie aérienne d’une république bananière que d’une « Major ». Nous avons écrit aux bureaux centraux des syndicats non signataires de l’accord afin d’intervenir ensemble pour le faire annuler.

 UN SIMULACRE DE CONCERTATION SOCIALE

Sud Aérien s’oppose à l’application de cette règle d’astreinte décidée après un simulacre de concertation sociale. Nous appelons les salariés à refuser l’astreintes à ces conditions. Nous écrivons à la DRH pour couvrir les salariés par un mot d’ordre syndical. SUD Aérien considère que l’astreinte est une modification substantielle du contrat de travail qui doit faire l’objet d’une présentation au Comité d’établissement des postes concernés par l’astreinte, de l’organisation de cette astreinte, de la rémunération de cette astreinte, de l’information préalable des salariés et du reclassement des salariés qui refusent la modification de leur conditions de travail. A défaut de l’avis du CE, la Direction ne peut contraindre les salariés. Aujourd’hui, l’information n’est pas encore faite et la majorité des syndicats refuse.

 L’ASTREINTE = UNE CONTRAINTE POUR LA VIE PRIVEE

L’astreinte est, pour la direction, une assurance de pouvoir faire face à des aléas opérationnels non prévisibles. Donc de lui garantir le maintien du maximum d’activité l’activité donc de recettes. Mais cette assurance a un coût, le prix de la disponibilité des salariés en astreinte. Si comme elle veut le faire, elle met en place une astreinte à bas coût de revient pour la compagnie, nous y voyons le risque que petit à petit, l’astreinte serve à couvrir du sous-effectif dans les services opérationnels comme l’entretien, les call center, les escales. Ca reviendrait moins cher à la direction de mettre des salariés en astreinte qui pourraient intervenir en cas de besoin, plutôt que de prévoir les effectifs suffisants pour couvrir l’activité. C’est pourquoi il est important de réagir fermement aujourd’hui pour que l’astreinte ne soit qu’un recours exceptionnel et ne serve pas à gérer les variations de charge de l’activité courante.

  2,3 % DU SALAIRE AU LIEU DE 2500 F

SUD Aérien demande l’extension à tous les salariés de la compagnie d’un accord existant depuis 1999 à la DGIT. Cet accord sur les astreintes à l’informatique prévoyait une prime de 2500F par semaine de permanence , le temps d’intervention étant payé en temps de travail avec IKV. Aujourd’hui du fait de ce nouvel accord ces 2500 F sont devenus une somme entre 125F et 500F. On comprend vite l’intérêt de la Direction. Le salarié déjà corvéable à merci avec l’annualisation du temps de travail n’aura plus de vie privée. L’article L.212-4 du code du travail dit qu’une période d’astreinte s’entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à disposition de l’employeur, a obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d’être en mesure d’intervenir pour effectuer un travail au service de l’entreprise. Il ne peut donc pas aller au cinéma, théâtre, concert, etc... et les soirées entre amis peuvent tourner court ! Et ce, une semaine par mois ou plus souvent, rien n’est précisé.

 LA DEMARCHE DE SUD AERIEN

Pour limiter un développement incontrôlé de des astreintes « sauvages ou clandestines » nous avions défini une méthodologie présentée lors des négociations :

  1. Les astreintes ne doivent pas être généralisées mais rester limitées.
  2. Il faudra avant toute forme d’astreinte :
    • Avoir le personnel nécessaire pour assurer un service normal.
    • Des outils d’exploitation suffisants, afin d’éviter un déclenchement excessif des astreintes et de résoudre les problèmes en amont.
  3. Les interventions exceptionnelles seront payées ou récupérées et ne seront pas de l’astreinte.
  4. Un système d’astreinte ne sera mis en place que dans les secteurs avec des activités sensibles et vitales au fonctionnement opérationnel de l’entreprise.
    • Nous souhaitons avoir un état des lieux des secteurs concernées.
    • Nous demandons également les motifs d’intervention avec une étude, cas par cas, afin de voir si d’autres solutions existent que l’astreinte.
  5. Nous demandons la liste des personnels concernés de tous les sites.
  6. Nous demandons des compensations financières ou du temps récupéré en contrepartie.

 Nous ne voulons que l’on nous fasse l’aumône et nous voulons vivre honnêtement de notre travail.

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