Accueil >ACTU >Union syndicale SOLIDAIRES

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires-G10

Le gouvernement confirme sa volonté de favoriser les hauts revenus !

lundi 17 novembre 2003, par SOLIDAIRES .


La loi Fillon sur les retraites, votée au début de l’été, annonçait
la création de fonds de pension « à la française ». Dans la foulée, le
gouvernement prépare un plan d’épargne individuel pour la retraite (PEIR),
en supprimant parallèlement des produits d’épargne concurrents.

L’attractivité à l’égard des épargnants résulterait d’un avantage
fiscal important : un contribuable disposant d’un revenu global net annuel de 240 000 euros (environ 1 500 000 frs) pourra déduire jusqu’à 24 000
euros (150 000 frs) de son revenu imposable, ce qui pour certains d’entre
eux (compte-tenu des situations familiales) peut conduire à un cadeau
fiscal de près de 12 000 euros (75 000 frs).

Une fois de plus, le gouvernement choisit de faire une politique fiscale qui favorise les hauts revenus. Le Ministre de l’Economie et des Finances, Francis Mer, vient d’ailleurs de justifier lundi soir, sur France 2, la baisse de l’impôt sur le revenu prévue au projet de budget 2004 : « Elle n’est pas injuste, elle est normale,mécanique...entre nous, s’ils gagnent beaucoup d’argent,c’est qu’ils le méritent. [...] Cela veut dire qu’ils apportent à la société une valeur supérieure à ceux qui gagnent moins d’argent. ». Les Smicards, les chômeurs et les précaires apprécieront !

En continuant de baisser l’impôt sur le revenu et l’impôt de
solidarité sur la fortune, le gouvernement fait des cadeaux fiscaux aux
plus hauts revenus. Pour l’essentiel, ces sommes sont investies sur les
placements financiers.

En réduisant progressivement le montant des retraites résultant du
système de répartition et en ajoutant de nouveaux cadeaux fiscaux à ceux
qui placent une partie de leur haut revenu, le gouvernement alimente encore
l’apport d’argent sur les marchés financiers.

Dans le même temps, il accentue les pertes de recettes fiscales
pour les budgets publics, avec deux conséquences :

  • maintien d’un déficit public important qui oblige l’Etat à
    emprunter sur les marchés financiers, le remboursement et les intérêts de
    ces emprunts étant finalement à la charge des contribuables qui alimentent
    ainsi les profits d’une minorité (ceux qui peuvent spéculer sur les
    marchés financiers) ;
  • réduction de certaines dépenses publiques : les usagers et les
    salariés des services publics, les budgets sociaux, les allocataires de
    minima sociaux en subissent les conséquences.

Tout ceci confirme qu’un autre partage des richesses et une autre
politique en matière de fiscalité sont indispensables afin de mettre un
coup d’arrêt à l’accroissement des inégalités.

SPIP | Copyright © 2002 - 2012 SUD Aérien.org | Conception et habillage snoopit31

Mentions légales| squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0