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COÛT DE LA VIE ↑
RESULTATS AF ↑
Et notre Pouvoir D’achat ↓

samedi 4 mai 2002, par Bureau national .


L’accord minoritaire CFDT   / SNMSAC / UNSA   signé fin mars ne répond à aucune des revendications salariales partagées par un grand nombre de salariés de la compagnie, et portées par de nombreux mouvements de grève dans différents secteurs : HUB de Roissy, Toulouse, Nice, AFM, notamment.

Dans sa communication interne, la Direction s’est vantée du niveau des augmentations de salaires à Air France (voir le Flash Actu du 26 mars 2002).
Même en les tournant dans tous les sens, les chiffres sont imparables :
il n’est prévu que 1, 3% d’augmentation des salaires pour 2002, PUA incluse … !!

A la fin du mois de mars 2002, l’indice INSEE annonçait déjà une inflation de 1,1% !
Avant même d’avoir vu la couleur de la moindre augmentation, nous perdons déjà chaque mois, plus de 1% de notre pouvoir d’achat.
De plus, nous savons tous et toutes que les prix à la consommation, soit-disant « bloqués » pour le passage à l’Euro jusqu’au 31 mars … se sont envolés au mois d’avril.

L’intégration de la moitié de la PUA ( soit 750 € = + 7,9 pts à + 9,71 pts selon ancienneté) dans le salaire de base au 1er juillet est un tour de passe-passe : ce n’est évidemment en rien une augmentation des salaires, même si elle impliquera une petite augmentation des heures majorées.
Si certaines primes liées à l’emploi seront revalorisées, rien n’est prévu pour l’instant concernant les IKV ( Personnels sol ) alignés sur les IKS ( Personnels navigants ), ni pour l’extension de la prime-repas à tous les agents AF.
La prime d’intéressement versée en septembre 2002 sera au niveau « peau de chagrin » puisque les résultats 2001 sont dégradés par les attentats du 11 septembre 2001.
Cela prouve que SUD Aérien avait raison d’alerter les agents sur ces formes de rémunérations aléatoires que sont l’intéressement et l’actionnariat, entièrement dépendantes de la conjoncture économique … alors que les salaires sont bloqués depuis des années.

Constat : les mesures annoncées ne couvrent même pas l’inflation, et cela se traduit encore par une perte de pouvoir d’achat.

Evidemment, les pseudo-négociations menées par la Direction n’ont pas concerné les pertes de rémunérations accumulées les années antérieures.
La Direction affirme que les augmentations générales des salaires suivent l’augmentation du coût de la vie, or :

Depuis 1998, les augmentations de la valeur du point et les augmentations de la PUA, ont juste suivi l’indice INSEE. Cet indice ne correspond pas réellement à l’augmentation du coût de la vie pour les ménages, plusieurs syndicats des finances le dénoncent régulièrement. De plus, en 1998, les salaires à Air France étaient déjà bloqués depuis plusieurs années par le PDG de l’époque, Christian Blanc … Et ce blocage arrivait lui aussi après plusieurs années de vaches maigres qui avaient, entre autres, provoqué la grève d’octobre 1993.

Tous ces retards cumulés n’ont jamais été rattrapés !

Depuis septembre, la Direction utilise l’argument de la crise du transport aérien pour justifier les pertes d’emplois et décourager les salariés d’exiger des augmentations salariales.
Pourtant, la réalité confirme ce que disait SUD Aérien dès le 20 septembre : Air France a tellement bien tiré son épingle du jeu que, dès le mois de février la compagnie a retrouvé des chiffres de croissance positifs par rapport à la même période de 2001. Ceci en bloquant les embauches et en supprimant plus d’un millier d’emplois par le non renouvellement des départs à la retraite et le non renouvellement des CDD.
Aujourd’hui les embauches reprennent, après plusieurs mois de sous-effectifs et d’augmentation de productivité sur le dos des agents.

Malgré des conditions de préparation et de travail intersyndical assez mauvaises, SUD Aérien avait appelé à la grève le 27 mars contre les mesures salariales imposées : de nombreux vols furent supprimés à Orly, Roissy et en escales !

Dans la foulée, SUD Aérien avait pris l’initiative d’une intersyndicale pour essayer de construire une réelle mobilisation unitaire pour les salaires.
Le premier résultat a été courant avril, une lettre ouverte intersyndicale ( Sol, PNC  , PNT   ) au Président Spinetta ( SUD Aérien, CGT  /UGICT, CGC, CFTC, Alter ) pour dénoncer l’accord minoritaire et exiger de réelles négociations sur les salaires, les filières et les primes.
FO a préféré ne pas se joindre à cette démarche commune !

 La preuve par le rapport de forces

Trois syndicats de pilotes avaient signé un accord minoritaire prévoyant une augmentation de salaires moyenne de 4,5%. Depuis, les pilotes ont menacé de faire grève. Résultat : cette seule menace a amené la Direction (entre les deux tours de la Présidentielle) à signer un accord qui leur donne l’équivalent d’une augmentation moyenne de …7,5 % ! }

 Ce que la Direction a fait pour le PNT  , elle peut le faire pour le Sol et le PNC  … à condition que nous sachions utiliser des arguments aussi convaincants que ceux des pilotes !

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